Congrès national sur le thème « vieillissement et sexualité »

Du 6 au 7 octobre 2017, la société tunisienne de sexologie clinique a organisé la troisième édition de son congrès national sur le thème « vieillissement et sexualité ».
Le congrès tunisien de sexologie a proposé le premier jour trois ateliers de formation,
– le premier atelier intitulé : « la prise en charge de la dyspareunie chez la femme ménopausée » par Nathalie Dessaux et Catherine Bassereau de Rennes,
– le second atelier titré « le couple au fil du temps » par Philippe Brenot
– et le troisième atelier « la dysfonction érectile du sujet âgé ».

Le congrès s’est ouvert sur une allocution du Pr Yousri El Kissi de Sousse.
Une communication intitulée « Corps, identité et vieillissement : comprendre les modifications du lien avec autrui » par le sociologue français Stéphane Heas a suivi cette inauguration de la troisième édition.
La population des personnes âgées est en nette augmentation et dépasse aujourd’hui celle des jeunes de moins de 15 ans. De plus les consultations médicales des sujets âgés de plus de 60 ans pour des troubles de la sexualité (une dysfonction érectiles, des troubles de la ménopause comme la dyspareunie, en association avec une maladie chronique comme un diabète, une affection rhumatismale, une immunosénescence, etc.), ou d’autres pathologies, pouvant survenir à la suite d’une hérédité ou un dysfonctionnement organique ou métabolique qui influencent la sexualité, sont en augmentation.
L’efficacité des thérapeutiques justifie une démarche diagnostique rigoureuse. Le respect des particularités et proposer des réponses adaptées au sujet âgé est indispensable pour une prise en charge optimale de ces patients.

Simone de Beauvoir disait : « Vivre c’est vieillir, rien de plus ». En vieillissant, certains sujets gardent le désir au fil du temps et d’autres l’oublient. Par ailleurs, pour garder une bonne santé chez cette catégorie d’âge, il faut apporter des réponses ciblées, l’objectif est la qualité de la vie et de bonnes pratiques gériatriques. Et comme disait l’écrivain français George Bataille : « La sexualité et la mort ne sont que les moments aigus d’une fête que la nature célèbre avec la multitude inépuisable des êtres, l’une et l’autre ayant le sens du gaspillage illimité auquel la nature procède à l’encontre du désir de durer qui est le propre de chaque être ».