Tunisie : séminaire sur les choix politiques en matière d’addiction

Un séminaire a eu lieu le 23 septembre 2017 sur « les choix politiques en matière d’addiction ». Il a été inauguré par le ministre de la santé Mr Slim Chaker, en présence de la secrétaire d’état de la santé, Dr Sonia Ben Cheikh
Ce séminaire était organisé par l’association tunisienne ATL–Sida, regroupant de nombreux médecins, avec l’appui du groupe Pompidou du Conseil Européen, l’assistance de médecins de santé de base, de spécialistes multidisciplinaires en addictologie, psychologie et autres spécialités.
Il avait pour but d’accélérer la mise au point d’une stratégie nationale permettant de combattre ce fléau.
Ce colloque a permis, en particulier, une réflexion pour des approches contribuant à réduire les cas de toxicomanie sur le grand Tunis.

L’addiction aux drogues et aux substances dopantes constituent un problème de santé publique. Le ministre a insisté sur l’importance de généraliser les centres de désintoxication contre ces produits et la formation de médecins spécialistes dans ce secteur.

Le ministre de la santé Mr Slim Chaker a appuyé: « Quand le ministère de la santé va appuyer l’association tunisienne luttant contre l’addiction, va travailler avec les médecins spécialistes dans ce domaine, ce n’est plus une question de criminalité mais plutôt une problématique de santé nationale ». De plus, le Dr Nabil Ben Salah, du ministère de la santé a indiqué que les addictions concernent : « 400 mille consommateurs du cannabis et 33 mille personnes qui prennent des drogues injectables, sans oublier également la consommation tabagique : 1,5 million de tunisiens sont des tabagiques, et près de 700 mille personnes consomment de l’alcool ».
 
Tunisie : choix politique et toxicomanie
 
Certains spécialistes voient que malgré la présence de la réglementation en vigueur, qui participe activement dans la réduction de ce fléau de toxicomanie et de dépendance aux drogues, il est important d’avoir en vue d’autres aspects prenant en compte les volets éducatifs, sociaux, psychologiques afin de contrecarrer ce fléau. Le Dr Mohamed Ridha Kammoun, président de l’association « ATL-SIDA », a précisé : « qu’en arrivant aux drogues, la première vue pour éradiquer ce phénomène est la sanction, mais dans le monde, on voit que la pénalité ne suffit pas ». Nicolas Brice, le président du comité ministériel de lutte contre les drogues et l’addiction en France a indiqué : « Je ne crois pas que la loi règle tout dans le domaine, c’est une prise de conscience qui est importante pour traiter ce fléau. La prévention de l’addiction ne suscite pas uniquement la prise en charge par les intervenants dans le secteur mais aussi des institutions sociales pour prévenir l’entrée de consommation prohibée de drogues ». Ce séminaire de réflexion stratégique a aboutit à un ensemble de recommandations stratégiques pour agir contre l’addiction.

(Crédit photos Page facebook Ministère de la Santé)