L’âge épigénétique est l’âge biologique du sujet.

Il est calculé à la base d’un algorithme de mesure de 71 marqueurs ADN, à partir d’un échantillon sanguin. Cette étude a été publiée à la revue « EBioMedicine », le 15 février 2016. La méthylation de l’ADN est une des marques épigénétiques importantes.

Il s’agit de molécules qui se fixent sur un gène, ce qui lui permet d’être plus ou moins réceptif aux signaux biochimiques de l’organisme. Les modifications épigénétiques résultent des facteurs de l’environnement et du mode de vie. Le Dr Lifong Hou, chef d’épidémiologie du cancer et de médecine préventive à la Northwestern Feinberg School a révélé : «  Plus la différence entre les âges chronologique et épigénétique est importante, plus la mortalité par une maladie cancéreuse augmente ». Dans le cadre de cette étude, 834 échantillons de prises de sang ont été analysés de 1999 à 2013, chez les 442 participants à cette étude. Les travaux ont montré que pour la différence d’écarts entre les deux âges, le risque de mortalité s’élève.

Le risque de cancer à 3 ans augmente de 6% et s’il est à 5 ans, le risque augmente de 17%.   Les sujets développant un cancer ont un âge épigénétique d’environ 6 mois de plus que leur âge chronologique. En revanche, Les personnes en bonne santé ont une très petite différence entre leur âge épigénétique et l’âge chronologique, ceux qui développent un cancer ont une différence plus importante, ceux qui décèdent d’un cancer, une différence encore plus importante.

Ainsi la différence entre les deux âges apparaît être un indicateur prometteur qui pourrait être utilisé pour développer un test sanguin de détection précoce du cancer.