Dépistage des maladies rétiniennes un nouvel algorithme plus efficace

Une équipe de scientifiques de l’unité de l’INSERM 1101 à l’Université de Bretagne vient de formuler un algorithme qui facilite l’examen des pathologies oculaires liées à la rétine. Ce nouveau dispositif dépiste plus facilement les maladies rétiniennes même à une phase initiale de la survenue des signes. Le fond de l’œil est l’un des examens fréquents de la rétine pour déceler une pathologie rétinienne comme la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA), la rétinopathie diabétique, le glaucome ou l’occlusion rétinienne.

Pour l’analyse des images visuelles, le laboratoire de traitement de l’information médicale a mis en exergue un nouvel algorithme qui recherche tous les troubles possibles sur l’ensemble de la rétine du patient. L’outil informatique a été conçu à partir d’une base de données constituée par l’AP-HP dans le cadre du dépistage ciblé des rétinopathies comme ceux en rapport avec le syndrome diabétique.

Cette base de données contient plus de cent mille clichés que les chercheurs ont utilisés pour moitié dans la construction de l’outil, et pour moitié afin de le tester. Gwenolé Quellec, scientifique à l’unité Inserm 1101 a indiqué : « Nous avons construit un algorithme d’apprentissage, qui a la capacité de combiner à la fois le contenu de l’image et le celui du dossier médical d’un même patient ».

A part l’utilisation par les ophtalmologues, on peut imaginer que cet algorithme pourrait favoriser la mobilisation pour dépistage et le diagnostic systématique de maladies rétiniennes, parfois rares et qui causent couramment une baisse importante de la vision, voire une cécité.