Adapter l’alimentation pour éviter la dénutrition des sujets âgés

La dénutrition gagne silencieusement du terrain dans la population vieillissante.
Pourtant, avec l’âge, continuer de manger équilibré est primordial pour rester en bonne santé afin d’éviter la fonte musculaire, l’ostéoporose, et la perte d’autonomie.
Selon un récent rapport du Programme National Nutrition Santé (PNNS), « 30 à 50% des personnes âgées en institution souffre d’une malnutrition protéino-énergétique ».
Contrairement aux glucides et lipides, les protéines ne sont pas stockées sous forme de réserve mobilisable. Ainsi, lorsque les apports extérieurs diminuent, le corps re-synthétise des protéines au détriment de certains tissus, essentiellement le tissu musculaire. Une diminution des apports en protéines est donc synonyme d’affaiblissement et de fragilisation de l’organisme. Ainsi, toujours selon cette étude, il peut être bénéfique d’augmenter l’apport énergétique et protéique quotidien (poudre de lait entier ou du lait concentré entier, du fromage râpé, des œufs, de la crème fraîche épaisse, ou des poudres de protéines industrielles).
Sur ce thème, une étude internationale récente a montré que chez des hommes âgés une prise quotidienne de protéine de lactoserum stimule l’appétit et augmente l’apport énergétique total, ceci, que la boisson soit prise 3 heures en amont d’un repas ou juste avant de passer à table.
Un apport protéique semble donc jouer un rôle non négligeable pour prévenir le risque de dénutrition. Mais ce n’est pas le seul. En fait, contrairement à ce que l’on pourrait penser, les personnes âgées ont des besoins nutritionnels équivalents, voire supérieurs. Plusieurs mesures doivent donc être mises en place pour augmenter les apports alimentaires équilibrés.