Agir en urgence en cas d’AVC pour ne pas perdre des milliers de neurones

Actuellement, il est recommandé d’enlever le caillot de sang dans les six heures qui suivent le début d’un accident vasculaire cérébral (AVC).
Chaque seconde d’arrêt du sang correspond à la mort de milliers de cellules nerveuses. Il serait dans certain cas possible d’aller jusqu’à 24 heures d’après une étude publiée dans le New England Journal of Medecine. Cela pourrait réduire l’invalidité et l’handicap moteur de certains patients. L’étude DAWN a été effectuée sur 206 victimes d’AVC, arrivées à l’hôpital entre 6 et 24 heures après le début de l’accident. Une partie d’entre elles a été soumise à un traitement médical classique, l’autre partie des patients a subi une thrombectomie ou une thrombolyse, qui permet d’éliminer le caillot. Les résultats médicaux ont démontré que pour 48,6 % de ces dernières personnes, les jours suivants l’AVC se sont caractérisés par une diminution significative du handicap. Ces personnes ont pu retrouver leur autonomie dans leur vie quotidienne 90 jours à la suite de la prise en charge. Un chiffre qui atteignait 13,1% seulement pour les patients traités par le traitement conventionnel sans thrombectomie.
En outre, le co-auteur de l’étude, Tudor Jovin, indique : « Lorsque la partie du cerveau endommagée par l’AVC est petite, on se rend compte que la thrombectomie peut faire la différence, même après la fenêtre des six heures. Cependant, cela ne diminue pas l’urgence de transporter les patients au plus vite à l’hôpital en cas d’AVC ».

Chaque seconde compte pour préserver la vie d’une personne atteinte d’un AVC et surtout pour sauver le plus possible de cellules nerveuses dans son cerveau.