Musculation et stress au féminin

Les scientifiques de l’Université Comenius de Bratislava ont constaté qu’il était possible de lutter contre le stress chez les sujets féminins par la pratique de la musculation. Les effets de ce sport seraient similaires à ceux entraînés par la pratique de l’aérobic. Le projet de recherche portait sur l’impact de différentes formes d’activités physiques sur la gestion du stress. Elle a été menée par les chercheurs Jana Lipkova et Lukas Chovanec, du Département de kinanthropologie de la faculté de sport et d’éducation physique de l’université Comenius de Bratislava.
Le groupe testé était composé de jeunes femmes n’ayant pas de pratique sportive régulière et dont la moyenne d’âge était de 21 ans. Dans le cadre de l’étude, elles ont pratiqué la musculation sur des appareils, à raison de trois sessions de 60 minutes par semaine. Les exercices de trois à cinq séries, de huit à douze répétitions, étaient concentrés sur le renforcement des muscles des cuisses, du dos, des épaules, des pectoraux, des abdominaux, des biceps et des triceps. Les effets de cet entraînement ont été comparés avec les effets de la pratique de l’aérobic, à raison de deux séances de 60 minutes par semaine, combinées avec une séance de 60 minutes de jumping (exercices d’aérobic pratiqués sur un trampoline).

Avant et après ce programme, d’une durée de huit semaines, les chercheurs ont évalué les indicateurs psychologiques et physiologiques de la gestion du stress des sujets, ainsi que la normalisation des réflexes de survie et du rythme cardiaque après l’exposition à un facteur de stress. Ils ont constaté que les deux programmes d’entraînement sportif ont entraîné une amélioration de la gestion du stress, de la condition physique et de la santé mentale des jeunes femmes. L’aérobic et la musculation ont permis, tous deux, de réduire la durée de normalisation des réflexes de survie et du rythme cardiaque après l’exposition à un facteur de stress, sans grande différence entre ces deux disciplines.
« Je suis heureux de constater que nos scientifiques cherchent, non seulement, des solutions pour améliorer la santé de la population mais aussi des moyens pour lutter contre le stress, qui est un facteur de risque pour de nombreuses maladies », a déclaré Karol Micieta, recteur de Comenius sur le site de l’université. « A notre époque, synonyme d’un rythme de vie soutenu, il est essentiel de lutter contre le stress qui atteint déjà la jeune génération. C’est pourquoi nous voulons continuer nos recherches dans ce domaine » a ajouté Jana Lipkova. 

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