Une surcharge pondérale qui n’est pas traitée au cours de l’adolescence peut entraîner un risque d’un cancer hépatique.

Chez ces sujets, le risque d’une maladie cancéreuse est multiplié par quatre.
Les résultats des travaux des chercheurs suédois du Karolinska Institute et de la Lund University, publiés dans la revue « Gut », le 20 mars 2017, ont évalué le lien entre l’indice de masse corporelle (IMC) et la santé de l’organe hépatique dans le temps.
L’étude a porté sur environ 34 million de jeunes suédois inscrits sur les listes de conscription entre 1969 et 1996. L’état de santé de ces personnes a été suivi jusqu’en 2012.

Les différents paramètres pris en compte durant cette étude sont l’indice de masse corporelle, la mesure de la tension artérielle, l’aptitude cognitive, la tonicité musculaire et l’état des vaisseaux sanguins ainsi que le statut socio-économique et le niveau d’études des parents.

L’analyse des résultats pour les sujets ayant un surpoids corporel a montré que l’excès du poids induisait un risque accru de cancer hépatique. De même, développer un diabète de type 2 multipliait le risque de cancer du foie par trois.

Les résultats ont montré que 5.281 sujets ont développé une atteinte hépatique sévère et 251 ont eu un cancer hépatique. Les analyses de données ont révélé qu’un IMC supérieur à 22,5 accroît le risque de maladie hépatique sévère et que dans le cas d’un indice de masse corporelle compris entre 25 et 30, le risque de l’altération du foie est de 49% alors quand il y a une obésité, le risque du dommage de l’organe hépatique est de 217%.

Pour résumé, les hommes en surpoids et obèses ont un risque accru de cancer hépatique proportionnellement à l’élévation de l’indice de masse corporelle. Les sujets avec un indice de masse corporelle supérieur à 30 présentent un risque multiplié par trois de développer un carcinome hépatique.

Du fait des cohortes utilisées, l’étude n’a concerné que des jeunes hommes, mais les chercheurs supposent que les résultats peuvent être étendue aux jeunes femmes.

Le maintien d’un poids de santé aidera à réduire le risque d’un certain nombre de maladies graves, y compris le diabète de type 2, l’hypertension artérielle et plusieurs types de cancer, dont le cancer hépatique.

(Source :High BMI in late adolescence predicts future severe liver disease and hepatocellular carcinoma: a national gut.bmj.com/lookup/doi/10.1136/gutjnl-2016-31362)

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