Le dépistage précoce du cancer de l’ovaire peut sauver la vie

Grave et détecté tardivement, le cancer de l’ovaire est l’un des plus meurtriers. Peu fréquent mais redoutable, il est souvent diagnostiqué à un stade avancé, selon une étude publiée le 17 décembre 2015 dans la revue médicale britannique The Lancet.

« Les résultats de l’étude font état d’une réduction de mortalité attribuable au dépistage allant de 15 à 28 % », précise le Pr Ian Jacobs, de l’University College de Londres, auteur principal de l’étude réalisée sur 200.000 femmes britanniques âgées de 50 à 74 ans.

« C’est la première preuve que le dépistage peut réduire le nombre de décès par cancer de l’ovaire », relève le Pr Ushah Menon, co-auteur de l’étude. Il souligne que « la découverte est importante compte tenu des progrès limités » réalisés dans le traitement de ce cancer au cours des trente dernières années. Difficile à diagnostiquer, car il ne provoque généralement des symptômes qu’à un stade avancé de la maladie et pouvant être associés à d’autres pathologies (fatigue, ballonnements, douleurs abdominales ou pelviennes), le cancer de l’ovaire est le plus meurtrier des cancers gynécologiques.

Il est à l’origine d’environ 150.000 décès chaque année dans le monde, selon des chiffres de l’OMS et 60 % des femmes en meurent dans les cinq ans qui suivent le diagnostic. Aucun dépistage organisé n’existe à ce jour, les études menées dans le passé, notamment au Japon et aux Etats-Unis, ayant montré que le dépistage systématique était inutile. Les auteurs de l’étude britannique insistent, pour leur part, sur la nécessité d’un suivi à plus long terme et de la mise en place de tests plus sensibles avant de se prononcer sur l’intérêt d’un dépistage dans la population générale.

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