L’ablation de ganglions dans le cancer de la peau serait peu utile

Une étude américaine menée sur 2000 patients atteints d’un cancer de la peau, montre que l’ablation de ganglions n’augmente pas les chances de survie des patients.
Les conclusions de cette étude ont été publiées dans la revue « New England Journal Of Medicine » et révèle l’inutilité de la résection du système ganglionnaire pour augmenter la survie de malades atteints d’un mélanome. Cette étude a été menée par des chercheurs américains de l’Institut de recherche du centre médical Cedars Sinai à Los Angeles. Les patients inclus dans cette étude ont été répartis en deux groupes, le premier groupe a subi une extraction des ganglions alors que le deuxième groupe non. Selon les constatations des chercheurs, l’ablation des ganglions n’apporterait pas d’amélioration aux malades en comparaison aux sujets témoins qui n’ont subi aucune intervention. En revanche, cette technique invasive peut entraîner des effets secondaires indésirables. Environ un patient sur quatre ayant subi cette intervention a souffert d’un lymphoedème, c’est-à-dire un enflement en rapport avec une concentration excessive du liquide lymphatique au niveau du tissu conjonctif. Alors que dans le groupe témoin, seulement 6% des patients ont développé un lymphoedème.

En revanche, l’ablation des ganglions pourrait permettre une analyse plus fine sur l’étendue et le délai de la progression de la tuméfaction. Toutes ces données devraient être discutées en termes de soumissions de stratégies et de protocoles thérapeutiques dans les recommandations de la prise en charge d’un mélanome.

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