Les résultats d’une étude de chercheurs de l’Unité Inserm 1194 « Institut de recherche en cancérologie de Montpellier » (Inserm/Université de Montpellier/Institut Régional du Cancer de Montpellier) publié dans EBioMedicine, ouvrent la voie à une personnalisation de la radiothérapie à visée curative en adaptant, la dose de radiation délivrée et la technique de radiothérapie utilisée, au patient.

Test prédictif à partir d’une prise de sang

Un simple test permet d’identifier les patients atteints de cancer qui seront indemnes de séquelles après radiothérapie.

L’étude commence en 2005 avec une prise de sang chez 502 femmes atteintes d’un cancer du sein traitées dans 10 centres en France, avant le début de leur radiothérapie.
L’objectif de cet essai était le développement d’un test prédictif fonctionnel de radiosensibilité des tissus à partir du TALRI.

Les chercheurs ont analysé à partir de ces prises de sang, le taux d’apoptose radio-induite lymphocytaire (TALRI) CD8 des patientes.
Les patientes ont été ensuite suivies pendant trois ans afin d’évaluer les séquelles tardives mammaires (fibrose).

Les résultats obtenus confirment la corrélation des valeurs prédictives avec le taux de fibrose tardive mammaire constaté parmi les patientes.
Les valeurs prédictives négatives sont corrélées à plus de 90%. Alors que la quasi-totalité des patientes qui présentent une fibrose élevée avait un TALRI bas (valeurs prédictives positives).

Ce test sur une prise de sang, permet un résultat dans les 3 jours. Il offrirait la possibilité d’identifier les patients à risque élevé et ceux à risque faible, ouvrant la voie à la personnalisation de la radiothérapie à visée curative et par la même à une diminution de ces mêmes risques.

Source : EBioMedecine
http://dx.doi.org/10.1016/j.ebiom.2015.10.024

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