Demande d’ouverture d’une enquête de l’Instance nationale de lutte contre la corruption (Anticor)

Ayant eu vent d’une affaire de pose, par un chirurgien cardiologue dans une clinique privée spécialisée en cardiologie, de stents périmés pour une angioplastie, des membres de l’Union Populaire Républicaine (UPR) ont alerté le syndicat de base du ministère de la Santé via un communiqué. Une affaire semblant avoir été découverte par la CNAM depuis au moins trois mois et qui concerne des dizaines de patients n’ayant ni été avertis ni convoqués pour un contrôle approfondi de leur état. Pour sa part, l’UPR déplore la nonchalance du ministère et la mollesse du Conseil de l’Ordre.

Depuis, et à la demande du Syndicat de base du ministère de la Santé, l’ouverture d’une enquête a été demandée par Chawki Tabib, président de l’Instance nationale de lutte contre la corruption (Anticor).
Cependant, fait d’une gravité inquiétante et selon le Dr Sahbi Ben Fredj, cardiologue et député d’El Horra qui s’est exprimé suite à une réunion extraordinaire en présence du président d’Anticor, une chape de plomb semble avoir été posée sur cette affaire que la CNAM, en tout premier lieu, paraît vouloir étouffer puisqu’elle vient d’infliger au fonctionnaire ayant découvert l’arnaque une sanction administrative et sa mutation.
Elle a eu la main moins lourde, par contre, concernant la clinique impliquée puisqu’elle ne lui a adressé qu’un simple avertissement.
Quant au mutisme médiatique, en second lieu, il laisse perplexe sachant que le médecin concerné continue, en toute quiétude, à arnaquer des patients, mettant leur santé en danger.

En attendant, le député a annoncé que l’Anticor a officiellement transmis le dossier au juge d’instruction auprès du tribunal de première instance de Tunis.

lettre cardio
Lettre adressée par le Syndicat de base du ministère de la Santé à l’Anticor