Basma Mazhoud, jeune femme âgée de 38 ans, était victime d’une erreur médicale suite à une opération chirurgicale à l’hôpital Charles-Nicolle à Tunis.

Dans l’espoir de ne plus souffrir de trois séances de dialyse hebdomadaires, Basma a subit une transplantation rénale. Cette greffe doit être soumise à des règles immunologiques car chaque individu possède des caractéristiques différentes et il faut veiller à ce qu’on appelle une compatibilité optimale entre les données immunologiques du rein appartenant au sujet donneur et celle du receveur, de façon à limiter ce qu’on appelle le risque de rejet de greffe. Des traitements lourds immunosuppresseurs auront donc pour tâche de limiter le risque de rejet et leur bonne observance est donc obligatoire sauf que la victime n’a pas été bien prise en charge.

Le 14 juin 2017, la patiente a subit sa greffe de rein dans l’espoir de trouver la paix mais c’est là que le cauchemar commence. Suite aux complications que l’opération a eu, Basma est tombée dans un coma profond et à son réveil, elle n’arrive pas à bouger l’une de ses jambes.
Après trois mois de souffrance et de douleurs, son état ne s’est pas amélioré, mais il s’est plutôt aggravé puisque la plaie ne s’est pas cicatrisée. Et malgré son état délicat, elle a été baladée d’un service à un autre sans être bien prise en charge, raisons pour lesquelles le rein qui lui a été greffé s’est déplacé suite à un éternuement.

Invité dans une émission pour raconter le calvaire de sa femme, le mari de la patiente a déclaré que la tragédie qu’ils ont vécue est liée à l’incompétence du personnel qui n’ont pas accompagné les complications convenablement et qu’il va entamer les procédures judiciaires ce qui a suscité une polémique.

Ghada Zayene