Découverte d’une nouvelle pathologie

Treize chercheurs tunisiens travaillant au CHU Farhat Hached de Sousse et à l’Hôpital régional de Nabeul ont participé, avec quatre autres de Singapour, Los Angeles et Paris, à la découverte d’une nouvelle pathologie, qu’ils ont baptisée sous le nom de carcinomes multiples familiaux palmo-plantaires auto-involutifs ou MSPC (Multiple Self-healing Palmoplantar Carcinoma), une maladie génétique à caractère familial qui se distingue par l’apparition de tumeurs palmo-plantaires dès la petite enfance, évoluant sur plusieurs années avant de disparaître spontanément. C’est une affection qui peut se transformer en cancer, lui conférant toute sa gravité.

Constituant une première mondiale et publiés dans la revue en ligne Journal of Investigative Dermatology en janvier 2015, puis dans le prestigieux Cell Press le 22 septembre 2016, les travaux de Lobna Boussofara, Mohamed Denguezli, Rafiaa Nouira, Wahiba Kraiem, Badreddine Sriha, Ons Mamaï, Sana Bouraoui, Dorra H’mida, Amira Mili, Ilhem Ben Charfeddine, Moez Gribaa, Abdelbasset Amara et Ali Saad, pour ne citer que nos compatriotes, ont mis l’accent sur le lien existant entre le gène NLRP1 (NACHT, Leucine Rich Repeat And Pyrin Domain Containing 1) et certaines maladies génétiques inflammatoires à expression cutanée ou genodermatoses, celles-ci prédisposant aux cancers cutanés, ce qui ouvre une nouvelle voie pour leur prévention.

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