La cigarette électronique mise en cause

Trois chercheurs américains Danial Conklin, Judith Zelikoff et Ilona Jaspers de l’Université de Louisville, du centre médical Longone et de l’université du Caroline du Nord ont effectué une étude sur les méfaits du tabac et de la cigarette électronique sur les d’organes vitaux comme le cœur et les poumons chez l’homme et les rongeurs.

Les résultats de ces travaux ont été exposés au cours du congrès annuel de l’American Association for the Advancement of Science (AAAS). Une partie des travaux des scientifiques étaient consacrée à l’étude des conséquences de vapotage dans les phases de périnatalité et de post-natalité, en association ou pas, de la nicotine dans les cigarettes électroniques. Les scientifiques ont relevé des changements au niveau de l’expression génique dans le cortex frontal. Les scientifiques ont indiqué que la cigarette électronique, sans nicotine, produit plus de dommages dans l’expression des gènes que celle avec la nicotine.

Ces troubles ont été associés à des anomalies de la santé mentale et à l’apparition de troubles psychologiques similaires à la schizophrénie. Par ailleurs, dans la phase adulte, chez les rongeurs, les chercheurs ont observé que les souris soumises « in utéro » aux fumées des e-cigarettes développaient plus de pathologies hépatiques chroniques et d’atteintes cardiovasculaires que celles non exposées aux vapeurs de la cigarette électronique. Ainsi, les substances alternatives au tabagisme qu’elles contiennent ou non de la nicotine pourraient induire des effets nocifs pour le développement embryonnaire et l’induction de malformations fœtales. Judith Zelikoff a déclaré, dans ce contexte, «  Comme la notion d’e-cigarette est plus sûre que les cigarettes classiques, certaines femmes enceintes en prennent pendant la grossesse pour éviter de fumer, puisque les facteurs de risque et les dangers des cigarettes classiques sur les femmes enceintes sont bien connus ».

Il est à souligner que les cigarettes électroniques contiennent des substances nuisibles comme les acides aldéhydes, les formaldéhydes et l’acroléine qui peuvent induire des risques cardiovasculaires et un dysfonctionnement du système immunitaire. Dans ce cadre, d’autres études complémentaires doivent être réalisées sur la recherche des effets de la toxicité de l’e-cigarette.