Le Conseil National de l’Ordre des Médecins de Tunisie procède à une enquête

Pour réagir au jugement de la condamnation d’un jeune étudiant tunisien homosexuel à un an de prison, après avoir subi un test médical confirmant une activité sexuelle pédérastique. Le Conseil National de l’Ordre des Médecins de Tunisie (CNOM) s’est montré fortement préoccupé par cette condamnation et a indiqué, dans un communiqué publié aujourd’hui, qu’il procède à une enquête pour déterminer s’il y a eu, dans cette affaire, une infraction au code de déontologie médicale de la part du médecin qui a réalisé l’expertise médicale.

De nombreux médecins dont Dr Moez Ben Salem, se sont indignés de l’examen médico-légal pour confirmer l’homosexualité d’un jeune étudiant et le faire condamner par la justice. Dr Ben Salem a appelé le CNOM à protéger les médecins légistes refusant d’effectuer ce test qu’il a qualifié de « test de la honte ».

Par ailleurs, selon l’article 143 du code pénal tunisien prévoit une peine d’un mois de prison et une amende pour tout médecin légiste qui refuse une réquisition de justice. D’autre part, Dr Sami Ben Sassi, médecin gynécologue à la Marsa, a souligné que le CNOM garantit le respect de la déontologie médicale et doit condamner clairement tout examen médico-légal demandé par la justice en dehors des atteintes de violences sexuelles, relevant que le test anal est en opposition avec la constitution, spécifiquement en ce qui concerne les articles 7, 21 et 23 sur le respect de la vie privée et respect de l’intégrité physique et mentale des citoyens.