Mise au point de la société tunisienne de dermatologie et de vénéréologie

« Certains organismes de la presse écrite et audio-visuelle ont fait état de la découverte d’un traitement « révolutionnaire » du vitiligo par un chercheur tunisien.

Les membres du Bureau de la Société Tunisienne de Dermatologie et de Vénéréologie (STDV) s’étonnent de la publication d’une telle information sans avoir demandé l’avis des experts dans le domaine, en l’occurrence les spécialistes en dermatologie, qui n’ont jamais eu connaissance d’une telle découverte.

En faisant une recherche sur « Pubmed », qui est la référence en matière de publications dans le domaine médical, on ne retrouve aucune trace d’un quelconque article évoquant cette supposée découverte.

Par ailleurs, le chercheur en question prétend découvrir que la pathogénie du vitiligo n’est pas liée à un problème dysimmunitaire comme communément admis, mais qu’elle serait liée à une anomalie au niveau des lipides!! Si cette découverte était vraie, comment pourrait-on expliquer la survenue de cas de vitiligo chez l’enfant?

Encore plus surprenant, l’auteur termine son supposé article en prétendant que le « traitement révolutionnaire » traite à 100% les problèmes d’éjaculation précoce, qui n’ont bien entendu aucune relation avec le vitiligo.

Cette affirmation fantaisiste finit par enlever toute crédibilité à cette découverte qui n’en est malheureusement pas une.

Il y a lieu de signaler que la Professeure Insaf Mokhtar, vice-présidente de la Société Tunisienne de Dermatologie et de Vénéréologie et dont le nom a été cité dans l’article en question, nie catégoriquement toute implication dans la prétendue découverte.

Les membres de la Société Tunisienne de Dermatologie attirent l’attention du public et des médias sur la nécessité de se prémunir contre les faux-espoirs qui pourraient naître de certaines publications non crédibles et dont le but mercantile est plus qu’évident; et que la recherche dans tous les domaines obéit à des règles admises par toutes les instances scientifiques, en particulier la reproductibilité des résultats.

Celui qui prétend détenir le secret d’une potion magique et qui le garde pour lui ne peut pas être pris au sérieux! »

 

                                                           Le Bureau de la STDV

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