L’Association tunisienne de Prévention des Complications de la Pratique Médicale (ATPCPM) a organisé une journée scientifique, le vendredi 5 mai 2017, à l’espace Arena, au Lac I de Tunis.

Les complications de la pratique médicale : problèmes et solutions

Cette rencontre scientifique a eu pour thème « Les complications de la pratique médicale : problèmes & solutions ». Cette journée scientifique a été lancée pour déterminer une stratégie et informer les professionnels de santé et les experts sur les divers aspects en matière de responsabilité médicale, la sensibilisation des gens pour la différenciation entre un aléa thérapeutique, un risque et une complication dans les milieux de soins.

Cette journée scientifique entre les experts en médecine de différentes spécialités, des représentants de l’Assemblée Représentative du Peuple (ARP), des avocats, des membres de la société civile et de médias, a également visé une objectivisation de la responsabilité des médecins, de la couverture des professionnels de santé et de l’indemnisation des patients en définissant le dédommagement, le degré de l’indemnisation et la prévention des risques dans le cadre des soins. C’est un assouplissement des risques, une orientation vers des dispositifs de sécurité médicale et judiciaire.

La journée a été inaugurée par le Dr Tahar Ben Slimane, le président de l’ATPCPM. Plusieurs intervenant ont traité le volet des complications médicales et les critères de prévention et d’évitabilité comme
– le Dr Lotfi Ben Mosbah (Président de la société tunisienne de gestion de risques en établissements de santé- SOTUGERES) présentant une communication sur « les complications liées aux soins et les moyens d’y faire face »,
– le Dr Ahmed Ben Nasr du CROM exprimant le point de vue de l’ordre des médecins vis-à-vis de la problématique des complications de la pratique médicale,
-le Dr Sahbi Ben Fraj, membre de l’assemblée représentative du peuple citant le point de vue des parlementaires vis-à-vis des complications de la pratique médicale.

Dans le cadre de la juridiction, c’est Pr Ali Chadli qui a présenté une communication intitulée : « Evolution jurisprudentielle de la faute médicale en Tunisie ».
Dans un cadre de précision de la responsabilité médicale, Pr Zouhaier Jerbi a exposé l’importance de l’information et du consentement éclairé du patient.
Des cas cliniques ont été exposés successivement par Pr Majed Zemni et Pr Moncef Hamdoun.

La FTUSA (Fédération Tunisienne des Sociétés d’Assurances) a contribué dans cette journée en mettant en exergue la place de l’assurance dans la responsabilité civile des médecins dans le règlement des conflits liés à la pratique médicale dans le cadre de l’amélioration des services des prestations et la gestion du risque en envisageant la couverture des risques des actes de soins ciblant plus de sécurité axée sur trois paramètres la maîtrise de l’acte médical, le contrat d’assurances et l’expérience de l’assureur. La couverture en matière d’assurance se fait selon l’expertise et l’avis de ce dernier.

La journée scientifique a été clôturée par « Expérience de l’ASSPRO en France » par le Dr Georges Timsit (Chirurgien, un des médecins fondateurs et ancien président de l’organisation ASSPRO (Association de médecins en charge de la prévention des risques opératoires) qui œuvre depuis 20 ans pour l’amélioration de la pratique médicale et la réponse à l’environnement en matière de responsabilité civile des médecins.Le Dr Georges Timsit a exposé la faisabilité d’un organisme semblable et un partenariat en ce sens avec l’Association Tunisienne de Prévention des Complications de la Pratique Médicale.
Les praticiens et les experts de cette journée ont mis l’accent sur trois cinq objectifs : la réduction de la morbidité, de l’handicap et des complications évolutives, la formation et la vulgarisation des informations aussi bien pour les médecins que les patients, l’apport d’un éclairage médical nécessaire pour l’optimisation de la défense technique des patients, le soutien des médecins dans certaines réelles épreuves dans des cas d’expertise de complications de soins et une composition adaptée pour l’actualisation de la législation et pour un nouveau projet législatif.