Les bénéfices anti-inflammatoires, antioxydants et anticancéreux de la curcumine sont déjà connus.

Une équipe de l’École de médecine David Geffen (UCLA) a montré qu’après juste quelques jours d’application sur la plaie, un gel de curcumine accélère de manière significative la cicatrisation et réduit les algies liées aux lésions de brûlures.

Dans le cadre de l’étude clinique de ce gel, trois patients, (deux enfants de 11 ans et 2 ans ainsi qu’une femme de 35 ans) atteints de brûlures, ont participé à l’expérimentation des scientifiques américains relevant que le gel à base de curcumine réduit l’intensité des brûlures, diminue les douleurs de la réaction inflammatoire et permet une accélération de la cicatrisation de la peau.
Les essais cliniques menés aussi bien in vitro qu’in vivo chez les animaux et les patients ont confirmé que la curcumine induit une activation de la cicatrisation et active le processus de transcription NF-kappaB.
En fait, la phosphorylase kinase est une enzyme clé dans les processus inflammatoires et de cicatrisation. Cette enzyme est impliquée dans la cicatrisation des tissus cutanées mais entraîne des rougeurs et des inflammations. La libération de la phosphorylase kinase, cinq minute après une plaie, assure une régulation cicatricielle de la lésion avec l’activation de plus de 200 gènes. Il y a aussi l’apparition de neutrophiles au bout de 30 minutes, de macrophages au bout de quelques heures à quelques mois, les fibroblastes au bout d’une semaine, les myofibroblastes au bout de deux semaines.

L’usage de gel à base de curcumine est inhibe l’enzyme de phosphorylase kinase et induit une guérison des lésions de brûlure au bout de 6 semaines après le début du traitement topique. Le gel topique à base de curcumine s’est avéré efficace et mieux qu’un traitement cutané par voie orale à base de curcumine puisque lors de l’application topique du gel, la molécule active pénètre au niveau de la peau, diminue l’inflammation et entraîne une meilleure cicatrisation de la peau. Cette étude a été publiée dans la revue Biodiscovery.

Source: BioDiscovery, 2017 – Phosphorylase Kinase Inhibition Therapy in Burns and Scalds, DOI: 10.3897/biodiscovery.20.e11207

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