Travaux sur le cancer prostatique

Les chercheurs de plusieurs universités américaines œuvrant dans le développement de traitements pour le cancer de la glande prostatique, ont réussi à mettre en évidence le complexe ADN PKcs.

Ces protéines dérivent d’une protéine DNA-dependant protéin kinase (DNA-PK)  sont à l’origine de l’expansion du cancer de la prostate dans l’organisme.
L’inhibition de la propagation de ce cancer dans l’organisme vise ces  ADN PKcs empêchant ainsi les cellules cancéreuses de se propager dans l’organisme et entrainer des métastases.

Les travaux ont été publiés dans la revue Cancer Cell, le 13 juillet 2015. Ils ont été  réalisés à la fois sur des animaux et sur des biopsies de 200 malades ayant un cancer de  la prostate. En premier lieu, sur le modèle animal, les chercheurs ont surveillé par imagerie les tumeurs des souris en même temps qu’un inhibiteur du complexe ADN PKcs qui permet de diminuer la diffusion des cellules cancéreuses en comparaison avec des souris témoins non contrôlées. Lorsque cet inhibiteur est arrêté, les cellules cancéreuses continuent à se propager. Les essais cliniques ont  été également réalisés sur 232 patients atteints d’un cancer prostatique et ont indiqué que plus le taux des ADN PKcs augmente, plus le risque de la diffusion des cellules cancéreuses est élevé et donc un facteur prédictif d’un mauvais pronostic. Cette piste thérapeutique peut relever la découverte d’un traitement de prévention de la dissémination du cancer de la prostate à partir du site tumoral de la prostate.

En effet, inactiver le complexe protéique ADN PKcs est perçu comme une voie thérapeutique, cependant, il reste à démontrer que l’inhibiteur de ces petites entités protéiques présenterait les mêmes effets chez l’homme que chez l’animal.