Les revendications de l’Organisation tunisienne des jeunes médecins sont restées lettre morte auprès du ministère de la Santé.

Ces revendications concernent, en premier lieu, la publication du statut des internes et des résidents, le maintien du diplôme national de docteur en médecine indépendamment du diplôme de spécialité, la révision des critères d’exemption du service civil dans le cadre de l’égalité citoyenne et la révision des salaires visant une égalité salariale entre jeunes médecins tunisiens et étrangers ayant suivi le même cursus et fournissant le même travail en tant qu’internes ou résidents, ceux-ci voyant leurs salaires réduits d’au moins 50 %.
Les jeunes médecins appellent également à revoir le projet de loi de réforme des études médicales et à les faire participer à sa rédaction. L’absence de solution et d’accord avec le ministère de tutelle sont perçus par les jeunes médecins comme de l’indifférence et la crise entre les deux parties n’est pas près d’être résolue, malgré l’annonce du ministre d’un accord trouvé à l’issue d’une réunion le 6 mars dernier.
Or, la consultation impose, préalablement à toute décision, que soit pris en considération l’avis des acteurs concernés et la réussite de la négociation implique que les parties concernées deviennent partenaires dans un processus de prise de décision portant sur des questions d’intérêt commun. Le nonrespect des accords conclus en 2011 par les autorités publiques est un obstacle majeur au développement du dialogue et pousse l’organisation à exercer son droit de grève.
Des conflits qui portent préjudice à la qualité des prestations de soins du service public.

Jaouida Ben Aouali