Au moins 14 mille victimes liées à la consommation de la Dépakine selon des estimations non officielles

14 mille victimes suite à l’exposition à la molécule active de la Dépakine au cours de leur grossesse, c’est le chiffre communiqué par Marine Martin la présidente d’une association d’aide aux victimes (Apesac) et l’épidémiologiste Catherine Hill, dans un livre paru le 6 avril 2017 et intitulé « Dépakine, le scandale sanitaire ».
Ce chiffre constitue une estimation non officielle.

Pour l’épidémiologiste Catherine Hill de l’Institut Gustave Roussy, ce chiffre est basé sur des données disponibles, c’est à dire les ventes des médicaments depuis 1983, le nombre de grossesses et de naissances de 2007 à 2014.
L’épidémiologiste a extrapolé les résultats de l’ensemble de la période et a retenu l’hypothèse d’environ 40% d’enfants atteints.

Dans une estimation précédente, l’épidémiologiste avait évoqué plus de 12 mille enfants nés avec des séquelles.

En outre : Catherine Hill a fait remarquer que : « l’estimation de 14 mille victimes est encore prudente », notamment parce qu’elle a appliqué le même rapport entre le nombre de boites vendues et le nombre de grossesses exposées entre 1997 et 2006 qu’en 2007.
Or, il est possible qu’il y ait eu plus de grossesses exposées entre 1997 et 2006, car les précautions à prendre étaient moins connues à cette époque.

Les seules données officielles publiées en 2016 par la CNAM et l’agence nationale du médicament (ANSM) sont de 14.322 femmes exposées à la molécule active de la valproate de sodium et qui ont donné naissance à 8.701 enfants vivants.

Pour les atteintes foetales, il est à retenir que le risque que l’enfant naisse avec des malformations physiques est de l’ordre de 10%, et que ce risque est évalué de 30% à 40% lorsqu’il s’agit des atteintes neurologiques engendrant des troubles autistiques, des retards intellectuels ou des troubles de coordination.