Interview du Pr Philippe Petit sur la mésothérapie

Un « ponte de la mésothérapie », c’est en ces termes que Ismael Ben Salha, tout fraîchement nommé Directeur général SVR Tunisie/Filorga Tunisie (même si tout le monde sait qu’il en assumait les fonctions depuis longtemps), a accueilli le Pr Philippe Petit, à l’occasion du lancement de la première ligne de médi-cosmétique des laboratoires Filorga, marque chouchou des dermatos en Tunisie. Et c’est vrai que les dermatologues tunisiens s’intéressent de près aux techniques de mésothérapie, développées au milieu du siècle dernier par quelques médecins généralistes visionnaires et surtout très habiles de leurs doigts. Ils ont pu, grâce au groupe FMC de la Société, suivre une formation enrichissante dans le magnifique cabinet du Dr Meriem Chtioui. Retour sur un week-end riche avec celui qui est devenu une véritable autorité de la mésothérapie, avec un doigté sans pareil, le Dr Philippe Petit.

Qu’est-ce-que la mésothérapie ?  

Je tiens à préciser que la mésothérapie est une technique de la médecine générale et non une spécialité de médecine. C’est une technique injectable, allopathique, intradermique et locale, mise au point par le Dr Michel Pistor en 1952 et dont le principe est de stimuler, de façon très intense, la partie superficielle de la peau. Utilisée à la base pour soigner les douleurs, elle permet aujourd’hui, en dermo-cosmétique, aux patients d’obtenir un bon coup d’éclat et de resculpter les courbes du visage. 

 

Quelles sont les différentes indications de la mésothérapie ? 

La mésothérapie est, à la base, proposée dans le traitement de la douleur  (douleurs rhumatologiques, migraine, douleurs lombaires, etc.) et en médecine du sport. Il s’agit d’ailleurs de ma spécialité. Aujourd’hui, on en perçoit les extraordinaires bénéfices en médecine esthétique pour le traitement de la cellulite, des surcharges graisseuses localisées ou encore, raison de ma venue en Tunisie, même si je visite souvent votre beau pays pour y dispenser mes formations, pour lutter contre le vieillissement cutané. Le « rajeunissement » cutané est devenu un enjeu majeur pour notre société et la mésothérapie apporte une solution naturelle, non invasive, appréciée par les patients et les professionnels, dermatologues et médecins esthétiques.

On va vous voir pratiquer un mésolift.

De quoi s’agit-il ? 

Le mésolift, c’est exactement ce que je disais, un traitement de mésothérapie appliqué sur la peau du visage. Grâce à des aiguilles adaptées, je vais effectuer toute une série de petites injections sur la surface de la peau : les joues, le front, le menton, le pourtour des yeux et de la bouche. L’objectif est de stimuler localement l’oxygénation, ainsi que la fabrication du collagène. Le mélange nutritif proposé par Filorga est composé d’un cocktail de vitamines, de minéraux, d’oligo-éléments, d’acides nucléiques et d’acide hyaluronique non réticulé (fluide).

A quelle fréquence est-il conseillé de réaliser des séances de mésolift ? 

Une séance d’injections est suivie de près d’une seconde séance d’entretien et de correction. On peut aller jusqu’à cinq séances et ce, en fonction de l’état de la peau et de l’âge de la patiente. Ensuite, on adopte des séances régulières d’entretien espacées de 3 à 4 mois.

Médi-cosmétique, des produits inspirés des pros

Le principe de la médi-cosmétique est de proposer des produits directement inspirés de la médecine anti-âge. C’est ce que Filorga propose avec une ligne de cosmétique pour lutter contre le vieillissement de la peau. Depuis la fin des années 70, la marque française propose donc aux professionnels de la médecine esthétique, généralistes mésothérapeutes, dermatologues et aujourd’hui même les chirurgiens esthétiques qui ont troqué leurs bistouris contre les aiguilles de la mésothérapie, des produits médicaux injectables, centrés sur l’anti-âge.

Filorga est aujourd’hui entrée dans le giron de SVR, un mariage parfait entre ces deux marques qui se complètent. En Tunisie, les traitements Filorga (injections de comblement antirides, injections de mésothérapie poly-revitalisants, peelings médicaux) occupent une place de choix dans les cabinets qui se spécialisent dans le rajeunissement. 

Une question à

Ismael Ben Salha

Directeur général SVR et Filorga Tunisie

Aujourd’hui, vous lancez en Tunisie la marque Filorga, vous positionnant de nouveau comme un interlocuteur privilégié des dermatologues et des médecins/chirurgiens esthétiques. Vous qui avez depuis ces sept dernières années travaillé sur la marque SVR, comment avez-vous vécu l’union des deux marques ?

La dermo-cosmétique répond par des solutions proposées contre des pathologies mais apporte aussi, et même avant tout, une réponse à l’impératif de beauté. D’ailleurs, la nouvelle devise de SVR en tient compte, mettant en avant ce besoin : « La dermatologie rend plus belle ». Le rapprochement entre Filorga et SVR s’est fait de manière naturelle, tant les deux marques sont complémentaires. Le marché tunisien a évolué et plusieurs dermatologues nous font remarquer que notre manière de travailler a fait évoluer la dermatologie. Ils apprécient la marque mais aussi le savoir-faire et l’expertise de nos équipes. Il est important que des professionnels aussi performants que nos médecins aient, en face d’eux, des interlocuteurs à niveau. Les médecins spécialistes  du rajeunissement nous font confiance et ont bien compris l’intérêt de Filorga, qui développe des produits destinés à la médecine anti-âge. Nous déployons des solutions médicales anti-âge de haute performance, utilisées par les plus grands spécialistes de la médecine et de la chirurgie esthétique, dans plus de 54 pays. Née de la rencontre entre deux mondes, les cosmétiques et la médecine esthétique, les médi-cosmétiques Filorga allient l’efficacité radicale des techniques esthétiques au plaisir du soin.

Elle répond à un véritable besoin des professionnels du rajeunissement en Tunisie.