Virulence accrue d’agents pathogènes avec des « vaccins imparfaits »

Des vaccins pourraient entrainer l’augmentation de la virulence de facteurs viraux  pathogènes, on les appelle les vaccins « imparfaits ».

Ces vaccins permettent l’immunisation des individus mais laissent en même temps survivre l’agent viral qui acquiert une virulence accrue.

 

Dans ce contexte, des chercheurs britanniques ont publié leurs travaux dans la revue américaine «  Plos Biology », le 27 juillet 2015,  sur une recherche effectuée sur une pathologie vétérinaire touchant les volailles, il s’agit de la maladie de Marek. Cette pathogénie zoonotique affecte les poules et elle est transmissible à l’homme. Elle est très répandue dans le monde et quand elle affecte les élevages de volailles, elle entraine de grands dégâts parce qu’elle est très contagieuse.

Le virus pathogène est un virus herpétique qui induit le développement de tumeurs dans les différentes parties de l’organisme de l’animal. Cette panzootie peut tuer un animal fragile en trois semaines.  Les tests expérimentaux ont été établis sur des poulets vaccinés et d’autres non vaccinés et ont montré que les  volailles qui n’ont pas reçu une dose vaccinale meurent au bout de dix  jours alors que les poules, qui ont été immunisées, survivent en  développant une virulence élevée de l’agent viral. En outre, ces poules ont pu transmettre leur pathologie virulente à d’autres volailles.

Cette recherche montre une corrélation entre l’injection d’un vaccin imparfait et le développement d’un virus émergent virulent. Cependant, le cas de cette pathologie vétérinaire  est controversé, puisque les vaccins humains actuels sont parfaits et aucun vaccin humain n’a induit une émergence d’entités virales virulentes après une dose vaccinale.

A ce propos, les auteurs ont clarifié : « Aucun virus humain n’a augmenté la virulence des agents pathogènes ciblés. Quand les vaccins sont parfaits comme ceux de la variole, de la poliomyélite ou de la rougeole pour les enfants, l’immunisation joue une double prévention, les enfants sont protégés et  aucune transmission de la pathologie virale n’a été pour les individus non vaccinés ».

Les auteurs ont décelé que cette virulence a été observée dans le cas de maladies virales animales. En revanche, pour des vaccins ciblant des maladies émergentes comme l’Ebola, il est possible que les premiers vaccins efficients soient « imparfaits » comme il est impossible d’acquérir une immunité naturelle contre ce type d’infection.

Les chercheurs ont avancé : « Toute protection même minime est une avancée contre les maladies dévastatrices ». En fait, cette étude ne doit pas justifier une argumentation pour les personnes qui s’opposent à la vaccination puisque l’immunisation reste le meilleur moyen pour protéger la santé publique contre de nombreuses maladies infectieuses virales et éviter l’expansion de maladies émergentes dangereuses et menaçantes.