Le psoriasis est une maladie chronique de la peau et qui peut affecter plusieurs autres organes comme les articulations. Cette affection chronique touche de 3% à 5% de la population générale. Dans environ 7% à 8% des cas, cette dermatose est associée à une atteinte inflammatoire des articulations et engendrant une arthrite psoriasique.

Deux molécules médicamenteuses actives prometteuses contre l’arthrite psoriasique

C’est dans le cadre du congrès européen de rhumatologie (EULAR 2017) qui s’est déroulé du 14 au 17 juin 2017 à Madrid que deux molécules médicamenteuses actives ont été présentées et constituant des pistes thérapeutiques prometteuses.
Actuellement, environ 20% des psoriasis souffrent d’effets secondaires et de séquelles sévères de leur maladie malgré le suivi thérapeutique. En fait, l’arthrite psoriasique est une affection doublement handicapante à la fois du point de vue physique et mental et engendre une altération de la qualité de la vie.

Les deux études qui ont été présentées à EULAR 2017 sont les suivantes :
– La première étude médicale a été effectuée chez les patients atteints d’arthrite psoriasique active, avec un traitement anti-TNF relevant l’efficience du tofacitinib, un inhibiteur de janus kinase, une tyrosine kinase (JAK) versus un placebo afin de soulager les signes de l’arthrite psoriasique dès la seconde semaine de traitement. Cette action efficiente dure une année et elle ne présente aucun effet indésirable sévère. Ce traitement est indiqué dans le cas d’une intolérance ou une résistance au méthotrexate.
– La deuxième étude médicale a été réalisée avec un groupe de patients atteints d’arthrite psoriasique active avec psoriasis. Pour une proportion de 3% ou plus de la surface corporelle, malgré un traitement prescrit ou précurseur dont anti-TNF, montre l’efficience du guselkumab, un anticorps monoclonal humain dirigé contre l’IL-23, à diminuer d’une manière significative les signes articulaires, à améliorer la condition physique, à réduire l’évolution du psoriasis et à améliorer la qualité de vie. Cet essai clinique de phase II du guselkumab dans le traitement de l’arthrite psoriasique a révélé une bonne tolérance chez les patients. En plus, les patients ont présenté une amélioration de la santé psychique et des bénéfices mentaux. La phase III de cet essai clinique est en cours.

Ces deux molécules à suivre dans la prise en charge de l’arthrite psoriasique, une « double maladie » qui a un besoin pressant de traitements tolérés par les patients et qui soient agissants et efficients.