Le diabète gestationnel correspond à une altération de la « tolérance au glucose » pendant la grossesse. Les recommandations internationales classent le diabète gestationnel parmi les facteurs de risque de maladie cardiovasculaire chez les femmes.

Chez les femmes, les antécédents de diabète gestationnel sont liés à un sur-risque modéré de maladies cardiovasculaires sur le long terme.

Mais le taux de maladies cardiovasculaires reste faible dans le groupe de femmes les plus jeunes et chez celles qui ont un mode de vie sain. De plus, ce risque semble s’atténuer au fil du temps. C’est ce qui ressort d’un nouvel article publié dans la revue JAMA Internal Medicine.

Près de 90 mille dossiers des femmes de la Nurses « Health Study II » ont été analysée pour l’étude en cours et près de 5 300 femmes, environ 6% de ces femmes avaient des antécédents de diabète gestationnel. De nouveaux éléments cardiovasculaires lors d’un examen primaire sont survenus chez 1161 femmes ayant eu des enfants sur les 26 ans de suivi, dont 612 crises cardiaques et 553 accidents vasculaires cérébraux.
Malgré un risque plus élevé de maladie cardiovasculaire corrélé à des antécédents de diabète gestationnel par rapport aux femmes qui n’en avaient pas eu, la différence de risque absolu est réduite.
Par ailleurs, il est à noter que le sur-risque cardiovasculaire semble pouvoir être atténué en adoptant une hygiène, une alimentation saine et équilibrée, une activité physique régulière, un évitement du tabagisme et de l’excès du poids.
Ces femmes doivent cependant être suivies pour évaluer les complications à plus long terme de l’impact sur la santé d’un diabète gestationnel pouvant entraîner des complications à la naissance de l’enfant, un accouchement prématuré, un bébé mort-né ou encore de faible poids.