Autorisé depuis 2007 en Suisse, c’est en octobre 2015 qu’un premier don d’organe entre personnes séropositives a eu lieu.

Communiquée à l’American Journal of Transplantation six mois plus tard, une greffe de foie s’est déroulée au sein des Hôpitaux universitaires de Genève sur un homme diagnostiqué en 1987 ayant reçu le foie d’un homme de 75 ans diagnostiqué en 1989 et décédé d’une hémorragie cérébrale, ce dernier avait accepté de donner ses organes.
Les deux patients étaient traités depuis plusieurs années et n’avaient donc plus de charge détectable, mais les chirurgiens avaient prévenu le receveur de l’éventualité qu’une nouvelle souche du VIH affecte l’efficacité de la trithérapie ou provoque un rejet de l’organe. Le traitement a tout de même été adapté afin de correspondre aux caractéristiques du virus du donneur. Après six mois de recul, le foie n’a pas présenté de signe de rejet et aucune résurgence du virus n’a été détectée dans l’organisme du receveur. Sachant qu’environ 15 % des décès dans cette population sont liés à des pathologies du foie, la possibilité de greffe entre personnes séropositives réduirait les listes d’attente. Cette réussite, associée à celle des Etats-Unis, où une première greffe de ce type a été réalisée en mars dernier, ouvre une nouvelle voie dans la prise en charge des patients atteints de VIH et la levée de l’interdiction augmenterait de 500, soit 1.000 receveurs de plus, le nombre de donneurs potentiels de foie ou de rein.

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