L’Afrique, rien que le mot est une musique profonde et joyeuse célébrant la vie, malgré la faim, les douleurs, la pauvreté, les virus plus méchants les uns que les autres comme si les souffrances ne devaient jamais se taire…
L’Afrique a été, jusqu’à présent, un continent souvent pillé, méprisé, et dont toutes les puissances mondiales ont abusé. Mais la belle Noire se réveille forte d’une démographie galopante. Une nouvelle ère s’ouvre, faite d’autant de risques que d’opportunités. A elle seule, l’Afrique rassemble un tiers de la jeunesse active sur la planète, cette vitalité démographique est sans doute son plus bel atout.
C’est donc le moment pour de se relever, de se prendre en charge et commencer à assimiler sans être assimilée, de se regarder pour voir le monde. Le continent est une mine à ciel ouvert et ses ressources sont autant minéralogiques qu’humaines. Il est donc temps, et c’est même une urgence d’entrer en « Coopération sud-sud » comme on entre en religion. Une religion où pour la première fois « Dieu, n’est pas un Blanc » venu du froid.
Sortir du rôle d’assisté sanitaire, devenir acteur de sa vie et de sa santé, le chemin sera laborieux. Serait-ce un banal prosaïsme que de dire que « l’union fait la force » ? Certainement pas, nous avons la chance de voir se concrétiser une aussi belle idée. Les 50 prochaines années doivent nous donner raison de se donner la main. Avec le colloque international organisé le 18 et 17 mai « Sfax pôle de santé Africain», notre capitale du sud, fera du sud son capital, et ouvrira les bras à onze pays frères et amis de l’Afrique sub-saharienne. L’enjeu est vital, pressant, impératif… Nous devons nous réapproprier la Santé africaine,pour assurer l’indépendance réelle. Sortir du rôle d’assisté sanitaire, devenir acteur de sa vie et sa santé, le chemin sera laborieux mais lumineux sur le continent ensoleillé.

Senda Baccar

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