Loin de souffler le vent de la démocratie, la « révolution » tunisienne ou celle des « jasmin », comme les Occidentaux se plaisent à le dire, a eu l’effet d’un tout à l’égout qui ne cesse de déverser des eaux usées aux odeurs pestilentielles.

Désordre incommensurable

En effet, le désordre incommensurable s’est désormais installé : plus de valeurs, plus de morale, plus de justice et surtout pas de civisme. Et comme le dit José Cadalso : “Le patriotisme mal compris, au lieu d’être une vertu, devient un défaut ridicule.”
Je ne peux pas m’empêcher d’avoir honte, branchée sur les réseaux sociaux, je guette les moindres informations sur le calvaire de cette pauvre « Basma Mazhoud », jeune femme de 38 ans, mère de deux enfants qui a perdu son rein greffé en éternuant juste après l’opération chirurgicale suite à une erreur médicale.
Pensant au cauchemar qu’elle a vécu, à ce que son mari et ses gamins ont ressenti en la voyant souffrir et devenir de plus en plus faible, en entendant ses gémissements et surveillant ses douleurs, je ne peux qu’avoir la rage de me sentir désarmer et assister impuissante devant ce concert dissonant.
Un scandale qui a suscité de vives réactions, une tragédie qui dévoile l’état et les conditions de travail dans ladite institution hospitalière étatique. Un médecin soigne normalement les maux, sauve des vies et consacre son âme au service de la santé de ses patients avec une soif inassouvie de connaissance en vue d’améliorer les soins prodigués …
Il faut absolument travailler main dans la main avec les communautés bénéficiaires afin de s’impliquer pleinement dans un projet d’amélioration des conditions sanitaires, de vérifier les conditions dans lesquelles les patients sont accueillis et de travailler surtout sur l’amélioration de la performance du système de santé en proposant des approches innovatrices tout en veillant à conforter les grandes orientations politiques et stratégiques du pays !

Ghada Zayene