Les exercices physiques de résistance contre la sclérose en plaques

La sclérose en plaques(SEP) est une maladie auto-immune dans laquelle le système immunitaire du corps attaque les cellules du patient. Les lymphocytes T transformées détruisent la gaine de myéline entourant les cellules nerveuses. La gaine de myéline protège les transmissions nerveuses et la capacité des cellules nerveuses à transmettre l’information cérébrale. La SEP engendre plusieurs symptômes comme l’asthénie, des troubles musculaires, de l’équilibre et de la vision.
Certains patients peuvent éprouver des périodes de rémission puis des rechutes, c’est la forme rémittente de la maladie. D’autres malades présentant leurs symptômes s’aggraver au fil du temps, c’est la forme progressive et évolutive.
Environ 85% des patients sont atteints par la forme rémittente de cette maladie qui peut se manifester à n’importe quel âge et induire des épisodes et des poussées, avec l’apparition de troubles moteurs, sensitifs et cognitifs, qui régressent en quelques semaines.
À l’heure actuelle, il n’existe actuellement aucun remède définitif pour cette maladie du système nerveux. Dans un stade sévère, cette pathologie entraîne une paralysie physique et motrice. En revanche, il existe des traitements qui peuvent réduire les symptômes et empêcher une évolution de la SEP.

Dans cette étude de l’Université d’Aarhus, de l’Université du Danemark et du centre médical universitaire Hamburg-Eppendorf les scientifiques ont démontré que des exercices physiques en résistance peuvent ralentir les signes de cette pathologie. Les effets des exercices physiques en résistance ont dépassé ceux des médicaments standards prescrits aux patients. Le Pr Ulrik Daglas, de l’Université d’Aarhus, un des auteurs principaux de cette étude clinique indique :  » Cette première étude apporte les premières indications selon lesquelles l’exercice physique peut protéger le système nerveux contre la maladie. » Il ajoute : « Au cours de ces 15 dernières années, nous avons pu observer que l’exercice physique ne nuit pas à nos patients atteints de la SEP mais a souvent un impact positif sur leur capacité de marcher, leur fatigue et leur capacité aérobie. Nous montrons aujourd’hui que l’exercice physique entraîne un effet protecteur sur le cerveau, ce qui représente une donnée nouvelle et importante ». Ces travaux cliniques ont traité 35 patients atteints de la SEP dont la moitié ont poursuivi des exercices physique en résistances deux fois par semaine. Au bout de six mois de suivi, les chercheurs ont remarqué que les patients sous traitement par ces exercices avaient un rétrécissement de cerveau moindre que le groupe témoin.

La compréhension de l’effet des exercices physiques en résistance sur la SEP pourrait contribuer à mettre en place de nouvelles approches thérapeutiques efficaces afin de vaincre cette pathologie auto-immune et de neuro-dégénérescence.