Etudes d’un traitement corticoïdes préventif pour les extrêmes prématurés

Nés avant la 28ème semaine d’aménorrhée, les extrêmes prématurés développent de graves complications pulmonaires, parmi lesquelles une pneumonie ou une détresse respiratoire liée à une cage thoracique minuscule des nourrissons et à leur manque d’autonomie à inspirer et expirer, engageant leur pronostic vital durant plusieurs jours.
Parallèlement aux traitements préventifs disponibles dont les effets indésirables sont établis, des chercheurs français proposent une nouvelle approche thérapeutique dont l’efficacité a été avérée. Il s’agit d’un traitement à base de corticoïdes prescrit en prévention durant les dix premiers jours de vie.
Un essai clinique avait été lancé dans 21 centres de périnatalogie équipés d’un service de réanimation néonatale pour grands prématurés par l’équipe des Prs. Olivier Baud (chef du service réanimation et pédiatrie néonatales à l’hôpital Robert-Debré) et Corinne Alberti (chef de l’unité de recherche clinique).
523 extrêmes prématurés risquant de développer une maladie pulmonaire chronique ont fait l’objet de l’essai et ont été surveillés de près après leur retour au domicile. Ils ont été séparés en deux groupes, le premier ayant reçu un dosage adapté de corticoïdes en intraveineuse et un placebo ayant été administré au second. Cet essai a montré que dans les 10 jours suivant la naissance, les corticoïdes sont efficaces en prévention des problèmes respiratoires à 4 semaines postnatales et aucun effet indésirable notable sur le plan neurologique ou digestif n’a été détecté, permettant ainsi d’éviter le recours à la chirurgie du canal artériel persistant.
Les résultats d’une étude incluant des enfants suivis sur deux ans par cette équipe sont d’ailleurs attendus dans les mois à venir pour consolider ceux précédemment obtenus.

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