Près d’une personne sur six est atteint d’un syndrome du côlon irritable.
Des travaux ont été réalisés par les scientifiques de l’Université Technique de Munich (TUM) élucidant des paramètres qui interviennent dans le développement du syndrome du côlon irritable.

Les résultats de cette étude récente ont été publiés dans la revue « Plos One » mettant en exergue les biomarqueurs relevant du diagnostic du syndrome du côlon irritable.

Des biomarqueurs intéressants pour déceler le syndrome du côlon irritable

Le diagnostic du syndrome du côlon irritable nécessite un examen clinique complexe et perplexe. Cette pathologie du côlon endommage l’innervation des muqueuses intestinales.
Ce facteur est bien connu lors de l’apparition de cette pathologie, les chercheurs ont, dans ce contexte, analysé des molécules ou des surnageants à partir de prélèvements chez des patients atteints d’un syndrome du côlon irritable ou d’une colite ulcéreuse. Les scientifiques ont démontré que ces molécules sont des biomarqueurs biologiques intéressants pour déceler l’irritation du côlon. Ces molécules présentent une potentialité de stimulation nerveuse par la présence de protéases, d’enzymes ou de substances de signalisation importantes dans la fonction intestinale. Cependant, l’activation nerveuse de ces molécules est médiée par des protéases à travers des récepteurs actifs par la protéase de type 1 qui n’a pas de rôle dans l’effet produit de ces molécules ou ces surnageants.
Les chercheurs participant à ces travaux ont pu mettre en exergue un profil de protéases particulières au syndrome du côlon irritable. En fait, l’équipe des scientifiques ont mis en lumière 204 entités protéiques qui sont exprimées d’une façon différente selon que ce soit une pathologie liée au syndrome du colon irritable ou bien une colite ulcéreuse.
Ces marqueurs biologiques permettent au mieux d’émettre un examen précis de l’irritabilité du côlon.
Les scientifiques cherchent actuellement à inhiber la voie de l’activation nerveuse par un inhibiteur spécifique issu d’une souche probiotique de Bifidobacterium longum. Cet inhibiteur permet d’empêcher la stimulation nerveuse des cellules de la muqueuse. Cette piste de diagnostic est une voie intéressante pour un diagnostic précoce et aussi l’amélioration de la prise en charge des colites