Prescription restreinte pour le Vastarel et ses génériques

Les spécialités à base de trimétazidine sont produites par les laboratoires Servier et seront uniquement prescrites uniquement par les cardiologues à compter du 16 mars 2017.
Une mesure annoncée par l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et ceci à cause des effets indésirables neurologiques répertoriés chez les patients bénéficiant de ce traitement, indiqué dans la prise en charge d’une angine de poitrine.
Par ailleurs, une fois par an, le bénéfice du traitement devra être réévalué par le cardiologue. Tout médecin cardiologue pourra pendant l’intervalle renouveler la prescription.
Le Vastarel intègre désormais la liste I des substances vénéneuses. Ces produits médicamenteux ne pouvant être prescrits que pour la durée de traitement mentionnée sur l’ordonnance.

Les risques néfastes associés aux spécialités à base de trimétazidine ne datent pas d’aujourd’hui. En fait, depuis le mois de juillet 2012 suite à une réévaluation du médicament par l’agence européenne du médicament, le Vastarel ne bénéficiait plus d’AMM pour les indications ORL et ophtalmologiques. Ce médicament ne concernait donc plus que le traitement symptomatique de l’angine de poitrine et en association à d’autres médicaments. Des prescripteurs n’ont pas respecté ces restrictions. En effet, si les ventes de Vastarel ont bien chuté de 70% depuis 2012, 90% des prescriptions de la molécule correspondaient encore à des indications hors-AMM en ORL et en ophtalmologie. Par ailleurs, une utilisation hors AMM a été faite dans le traitement de l’hypertension artérielle primaire alors que cette indication n’est pas validée selon l’ANSM.
Preuve d’un réel doute sur la balance bénéfice-risque, le Vastarel et ses génériques ont des effets indésirables comme le risque de tremblements, de raideur de la posture, la lenteur des mouvements, le déséquilibre dans la marche et une tendance à traîner des pieds surtout chez les sujets âgés.

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