Le gène LeXis abaisse le cholestérol et réduit l’accumulation de graisse dans les cellules du foie

Le gène LeXis abaisse le cholestérol et éradique les entraves dans les artères, et semble réduire l’accumulation de graisse dans les cellules du foie.

Les travaux de l’Université de Californie à Los Angeles parient sur une thérapie génique innovante contre les plaques d’athéromes. Les conclusions ont été publiées dans la revue « Circulation », de l’American Heart Association.
Le gène LeXis appartient à un groupe unique de gènes considérés comme de « l’ADN poubelle » ou « junk DNA » parce que non codants pour des protéines. C’est assez récemment que l’on a appris que notre ADN poubelle aurait aussi une fonction biologique. Le rôle de ces molécules est désormais mieux compris en utilisant de nouvelles méthodes et en décryptant les interactions moléculaires, cela permet aux scientifiques de progresser dans la compréhension des fonctions de ces ARNs non codants (ou ARNncs) dans les cellules humaines. Ces ARNs non codants représentent 98% du génome, ils sont capables d’activer et d’« éteindre » certains gènes, qui eux, codent pour des protéines.
Le gène LeXis réduit la plaque d’athérome, c’est la conclusion de ces travaux réalisés sur un modèle de souris et des formes familiales d’hypercholestérolémie.
En effet, les scientifiques américains de l’UCLA et l’Institut médical Howard Hughes ont utilisé le gène LeXis pour diminuer la plaque d’athérome chez des souris modèles d’hypercholestérolémie familiale. Le but des scientifiques était de vérifier si une seule injection de LeXis pouvait freiner l’évolution d’affections cardiaques. Ils ont administré aux souris soit le gène LeXis, soit un gène de contrôle, et les ont nourries avec un régime riche en sodium et en graisses, soit du cholestérol, durant 3 mois et 3 semaines. Ils ont observé que la thérapie génique réduit le taux de cholestérol et les plaques dans les artères. De plus, elle semble réduire l’accumulation de graisse dans les cellules hépatiques.
C’est la première étude à présenter ces ARNs non codants comme pouvant être utilisés pour traiter une maladie humaine par thérapie génique. Cette exploration de la fonction du gène LeXis contribue donc à la recherche sur les fonctions de ces acides ribonucléiques non codants, un domaine de pointe en biologie. De prochains travaux scientifiques et des essais cliniques vont tenter de confirmer ces résultats et de tester la thérapie en combinaison avec les traitements actuellement disponibles.

Crédit photo : Image of LeXis (pink dots) inside a cell. The larger blue dots marks the nuclei of liver cells. – Judy Wu / UCLA Division of Cardiology
Source : Circulation – Long Noncoding RNA Facilitated Gene Therapy Reduces Atherosclerosis in a Murine Model of Familial Hypercholesterolemia