Greffe d’utérus : un espoir pour vaincre l’infertilité

Des chirurgiens britanniques ont pu obtenir l’autorisation pour faire des greffes de l’utérus à des femmes souffrant d’infertilité féminine et nées sans utérus. Le premier bébé qui naitrait à travers cette greffe verrait le jour en 2017. Il est à souligner que cette technique a été déjà utilisée en Suède avec la naissance d’un bébé l’année dernière. Cette technique de transplantation a été confirmée par une commission de l’Impérial Collège, une Université londonienne, l’essai clinique va démarrer au cours du printemps prochain par une équipe de chercheurs de Womb Transplant UK.

Plus de 300 candidates sont déjà volontaires et se sont manifestées auprès de l’équipe de chirurgiens pour la prise en charge par cette transplantation utérine. En revanche, seulement une centaine a pu répondre aux critères de la transplantation.

Dans une première phase de la réalisation de la greffe de l’utérus uniquement une dizaine de femmes vont bénéficier de cette transplantation. Les utérus greffés seront prélevés de patientes en état de mort cérébral maintenues en vie.

Les embryons seront d’abord mis en culture in vitro après un prélèvement des ovules de la donneuse et le sperme de son conjoint ou un donneur avant d’être mis en congélation. Les femmes subiront ensuite une intervention d’insémination artificielle.

A terme, ces femmes accouchement par la voie de césarienne. Après un semestre, les femmes participant à cette expérience pourront avoir la possibilité de concevoir un second enfant. Dans le cas d’un échec et d’un rejet, le médecin va procéder à une hystérectomie.