France : Greffe d’un sixième rein

Une patiente française, Anne Molmy, âgée de 46 ans et suivie depuis l’enfance pour une maladie génétique rare, le syndrome hémolytique urémique (SHU), qui entraine l’obstruction des petits vaisseaux sanguins, en particulier ceux du rein, a été opérée pour recevoir un greffon rénal et ce, le 31 janvier 2015.

C’est une première médicale en France où cette maladie syndromique affecte moins de cent cas par an. La patiente a, pour la sixième fois, bénéficié d’une greffe de rein. L’intervention de transplantation a été réalisée par des équipes médicales de l’hôpital Necker grâce à la découverte d’une nouvelle molécule qui traite efficacement cette pathologie qui entraine une anémie hémolytique, une thrombopénie et, surtout, des séquelles sévères sur la fonction rénale.
La décision de transplantation rénale a été prise suite à la mise sur le marché d’une nouvelle molécule active, l’eculizumab, un anticorps commercialisé sous l’appellation de Soliris, qui permet de lutter contre sa pathologie génétique.

Cette patiente a eu une insuffisance rénale terminale à l’âge de 4 ans et a été placée sous hémodialyse. Suite à quoi elle a alterné les séances de dialyses et les greffes de rein, dont la cinquième a été réalisée durant l’année 2000. En 2008, son système immunitaire a rejeté l’organe greffé.
La sixième intervention de transplantation rénale a été assez complexe et a duré cinq heures, le nouveau rein n’ayant pu être raccordé aux mêmes vaisseaux que les précédents et ayant été placé à l’envers par rapport à un rein normal, au niveau de la cavité abdominale. Le Dr Frank Martinez, néphrologue de l’hôpital Necker, a déclaré : « Il existe une très forte probabilité que la maladie ne se développe pas au niveau du greffon et que cette transplantation tienne plus longtemps, voire plusieurs décennies, ce que nous lui souhaitons ».

A présent, le rein de la patiente fonctionne normalement. « La vie est tellement belle », a confié cette dernière après l’intervention et d’ajouter : « La greffe pour moi, c’est vivre ». 

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