ATAVEM à quoi sert l’association ?

Quels sont les buts de l’association ?

Notre but est de sensibiliser d’abord à la question de l’erreur médicale. Poser le problème sur la table, en parler, ensuite le traiter du point de vu légal. Que ce soit du côté de la victime ou de celui du médecin. Nous voulons donc d’abord sensibiliser à la question, du côté du médecin et aussi du côté du public ou du citoyen. Nous voulons également agir en amont pour comprendre quelles sont les causes de ces « évènements indésirables liés aux soins » ? Qu’est ce qui ne va pas…comment peut-on corriger cela, sinon comment peut-on limiter les dégâts.

Concrètement, vous aidez les victimes à porter plainte ?

Pas exactement. En fait nous ne cherchons pas à monter le patient contre le médecin, ni l’inverse. La victime, nous l’aidons à rechercher les informations nécessaires, nous apportons une aide technique, car nous avons des juristes parmi nous. Du côté des médecins nous apportons un soutien d’un autre genre, il s’agit d’informer et de sensibiliser. Comment mieux communiquer par exemple avec le patient ou sa famille pour éviter en amont que des complications se produisent….

La question éthique doit rester en tête des préoccupations du médecin en tout cas.

Le manque de moyens n’est-il pas en cause dans ces « complications » ?

Indéniablement. Il faut savoir que dans des zones reculées l’absence de spécialistes par exemple peut engendrer des risques de complications. Les spécialistes (cardiologues par exemple) ne veulent pas de leur côté aller travailler dans ces régions, ils préfèrent les régions côtières et le grand Tunis. Gros problème donc en effet, il faut des mesures incitatives à mon avis, pour que le service soit au niveau des attentes de la population, partout sur le territoire Tunisien.

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