L’insuffisance mitrale n’est pas une maladie inéluctable, dégénérative, associée au vieillissement

Une équipe de chercheurs britanniques a suivi pendant environ 10 ans près de 5,5 millions de personnes sans maladie cardiovasculaire ou valvulaire connue au départ.
La description de ces travaux scientifiques a été publié dans PLOS Medicine, relevant une association précise entre une tension artérielle élevée et le risque de défaillance de la valve mitrale. En revanche, elle n’est pas associée à un sur-risque de rétrécissement mitral.
Cette relation est très nette et s’exprime sans seuil de chiffre de pression artérielle en-dessous ou au-dessus duquel la relation cesse d’exister. L’association n’est que partiellement expliquée par des maladies qui sont des causes établies d’insuffisance mitrale secondaire. Cela suggère très fortement qu’une pression artérielle élevée a un effet direct et franc en ce qui concerne la dégénérescence de la valve mitrale. Les résultats de cette étude suggèrent que l’insuffisance mitrale n’est pas une maladie inéluctable, dégénérative, associée uniquement au vieillissement.
Il apparaît ainsi que son risque de survenue pourrait être réduit avec une prise en charge efficace de la pression artérielle. D’autres études scientifiques doivent encore montrer les origines de cette combinaison et tester le lien entre l’abaissement de la tension artérielle et la réduction du risque d’insuffisance mitrale.

L’hypertension artérielle est un serial killer qui demande une prise en charge régulière. Elle n’a pas cessé de progresser au cours de cette dernière décennie, les femmes sont plus touchées que les hommes.
En Tunisie, la pression artérielle élevée affecterait 30% des adultes de 35 à 70 ans, selon les chiffres de 2015.