Qu’est-ce que l’impédancemétrie et les compléments alimentaires ?

 

L’impédancemétrie associée aux compléments alimentaires est une technique essentielle pour toute personne qui prescrit des régimes et des thérapies d’amincissement, permettant ainsi une analyse complète de la composition corporelle (tissu musculaire, adipeux, eau). L’organisme est formé d’une masse  graisseuse, d’une masse musculaire, d’eau et d’os.

Par conséquent, avant de prescrire un régime à quelqu’un, il est important de connaître la répartition de ces différentes matières dans le corps, de façon à lui prescrire un régime parfaitement adapté. Par exemple, une personne peut très bien avoir de la masse graisseuse en surplus et une petite masse musculaire, lui faire perdre de la masse graisseuse revient à tenir compte de la masse musculaire et à essayer de favoriser sa reprise pour combler la perte de masse graisseuse, surtout s’il y a assez d’eau. Grâce à ce programme alimentaire, plus l’ensemble des tissus est riche en eau et chargé en minéraux, meilleur sera le résultat. 

C’est fondamental en effet, d’autres outils comme la balance ne pouvant pas nous donner ces éléments. Avec la pesée, on a le poids de la personne, seule donnée ainsi fournie, mais on ne connaît pas ses paramètres biologiques. A partir des données de l’impédancemétrie, il s’agit de coupler la balance-impédancemètre avec un logiciel de diététique qui va nous aider au niveau des conseils alimentaires à donner au patient et des régimes qui lui sont adaptés. Dans ce cadre nutritionnel, nous pouvons associer des compléments alimentaires aux actions particulières sur l’eau, la masse musculaire, la masse graisseuse. Des fonctions pouvant être déséquilibrées chez certaines personnes, un cas de figure où nous recourons aux compléments alimentaires d’une façon tout à fait efficace. 

 

Radiofréquence et cavitation : y a-t-il association de ces méthodes ou bien chaque technique est appliquée à part, dans certains cas ?

 

La prise en charge de la masse graisseuse par la diététique, par exemple, aide le patient à éliminer cette dernière. En excès, celle-ci est évacuée de manière globale dans les zones où se trouvent les réserves graisseuses. Si une personne présente des amas graisseux importants au niveau des triceps, du ventre, des genoux ou de la culotte de cheval, nous puisons dans l’ensemble de la masse graisseuse par la nutrition et nous utilisons d’autres outils, à savoir la cavitation ou la radiofréquence qui permettent d’estomper les matières graisseuses localisées. Il arrive que l’on n’utilise qu’un seul outil. Personnellement, j’utiliserais la cavitation si je ne disposais que d’un outil. En ce qui concerne la radiofréquence, c’est une technique très intéressante qui peut être combinée à une panoplie d’autres. A titre d’exemple, l’association de la carboxythérapie et de la radiofréquence est très efficace. Avec la cavitation, il s’agit de casser les grandes cellules graisseuses. En revanche, la radiofréquence consiste à irriguer la zone à traiter, permettant de mieux éliminer les graisses cassées et d’aboutir ainsi en même temps à une amélioration de la silhouette avec la cavitation, le taux de graisse ayant été réduit.

La peau, quant à elle, reste intacte avec la radiofréquence qui permet de retendre et de raffermir le tissu cutané, donnant un aspect beaucoup plus intéressant. On peut dire effectivement que, dans plusieurs cas, l’association de la radiofréquence et de la cavitation est très bénéfique, par d’exemple dans la prise en charge des cellulites fibrosées et sèches. Un autre exemple d’association des techniques d’amincissement de la silhouette se trouve dans les appareils de pressothérapie et de dépresso-massage. Les systèmes fibreux sont ainsi cassés, alors que la radiofréquence va simplement aider à cette cassure fibreuse. Il en est de même pour la cavitation, grâce à laquelle les gros amas graisseux se rétractent. Dans ce cas, on travaille sur l’association de trois techniques : la cavitation, la radiofréquence et la technique du « palper-rouler ».

 

La combinaison de l’impédancemétrie et des compléments alimentaires et/ou de la radiofréquence et/ou de la cavitation n’a-t-elle pas de contre-indications ?

 

Il n’y a généralement pas de contre-indication. S’il y en avait une, elle serait mentionnée au niveau du mode d’emploi de l’appareil. Par ailleurs, pour les compléments alimentaires que nous préconisons, il n’y a pas de contre-indication, il suffit juste de les adapter au patient pour une plus grande efficacité. 

 

S’agissant de ces techniques, que recommandez-vous aux patients obèses ou en surpoids ? 

 

C’est une question à laquelle il est compliqué de répondre. Il faut tout d’abord prendre en compte l’état psychologique de la personne, sa motivation et sa volonté à perdre du poids. Il est essentiel de l’amener à comprendre les bénéfices qu’elle pourrait y trouver et, dans ce cas, les mesures de l’impédancemétrie aident à la sensibiliser et à lui faire accepter le régime à adopter. Il s’agira ensuite de travailler dans ce sens, en essayant d’éliminer la graisse en excès, la partie diététique étant très importante. 

 

Que conseilleriez-vous aux boulimiques et aux anorexiques par rapport à ces méthodes de médecine diététique ? 

 

Le boulimique est à classer à peu près dans la même catégorie que la personne obèse qui prend beaucoup de masse graisseuse et nécessite un très gros effort pour la perdre. Cela demande du temps. Il arrive même que le patient n’aie pas forcément envie de perdre du poids, qu’il aime beaucoup manger, et c’est pourquoi la voie psychologique est le meilleur moyen de lui faire comprendre qu’il est dans son intérêt de retrouver un poids normal en fonction de sa morphologie,  cela aide également à le suivre et l’aider, l’encadrer. Lui montrer ses résultats de mesures impédancemétriques peut l’encourager à perdre du poids. Il en est de même pour l’anorexique, ce patient à qui il faut expliquer que son organisme est en souffrance, tout comme celui d’un obèse. Une souffrance également liée à son psychisme. Il est donc nécessaire de travailler sur la prise en charge psychologique et ce, afin d’amener la personne à réapprendre et à reprendre une alimentation normale, afin aussi de rétablir un rapport normal à la nourriture. Un patient anorexique doit manger plus et surtout mieux, la qualité du régime alimentaire à adopter étant plus importante que la quantité de nourriture ingérée. L’hygiène de vie avec la pratique d’une activité sportive régulière sont indissociables d’une bonne prise en charge.