Lumière sur le rôle de l’hormone IGF 1 dans la maladie d’Alzheimer

C’est une étude de l’Inserm conduite par l’équipe de Martin Holzinberger de l’unité 938 du centre de recherches Saint Antoine de Paris, qui vient d’éclaircir le rôle de l’hormone IGF 1 dans la maladie d’Alzheimer.
Cette hormone est sécrétée et activée au niveau de l’organe hépatique. Elle est impliquée dans la maturation et la croissance du tissu osseux mais elle intervient également dans les mécanismes de maladies neurodégénératives.
Cette étude récente a mis en lumière que l’inhibition de cette hormone IGF 1 entraîne d’une manière tardive dans les cerveaux de souris des lésions typiques de la pathologie d’Alzheimer. Il est à souligner que cette hormone IGF 1 (Insulin Like-Growth 1) est engagée dans la régulation du métabolisme de base et aussi dans le processus de vieillissement.
Ces résultats sont prometteurs parce qu’ils permettent une meilleure compréhension des anomalies liées à la vieillesse et l’exploration d’une nouvelle piste thérapeutiques pour contrecarrer et freiner la progression de dépôts de plaques amyloïdes lors de la maladie d’Alzheimer. C’est le blocage de la signalisation du facteur hormonal de l’IGF 1 et non son activation qui engendre un mécanisme de neuroprotection chez le sujet à risque d’une démence.
De plus, ces essais cliniques peuvent ouvrir la voie à de nouvelles stratégies thérapeutiques et des mesures prophylactiques pour la maladie d’Alzheimer.

Toutefois, il reste du parcours à effectuer puisque, à ce stade, les scientifiques ne peuvent pas inhiber le récepteur de cette hormone au niveau de l’organisme entier, d’autres travaux seront donc nécessaires pour le ciblage des récepteurs de cette hormone au niveau des récepteurs neuronaux.

Source : revue « Brain » – The Alzheimer’s disease transcriptome mimics the neuroprotective signature of IGF-1 receptor-deficient neurons

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