Limiter les protéines animales et le sel lors d’une insuffisance rénale

La consommation de protéines animales et de sel seraient à limiter chez les patients atteints d’insuffisance rénale, une maladie caractérisée par un dysfonctionnement des reins dans leurs rôles d’élimination des toxines de l’organisme.

En moyenne, la consommation quotidienne de protéines animales ne devrait pas dépasser 1,35 g par kilogramme de poids corporel, toutes populations confondues. Mais selon une étude récemment publiée dans The New England, la limite à fixer serait de 0,6 g par kilogramme corporel et par jour en cas d’insuffisance rénale.
Ces faibles apports en protéines animales « épargnent les reins malades, améliorent l’assimilation des glucides, des lipides et l’état osseux des patients », souligne le Pr Denis Fouque, néphrologue aux hospices civils de Lyon. En revanche, le nombre de calories ingérées par jour ne doit pas diminuer pour éviter l’amaigrissement.

Cette étude se penche aussi sur les apports en sel. Les auteurs recommandent de réduire au maximum la consommation « de plats préparés très riches en phosphore ajouté comme un conservateur. Un sel que les patients atteints d’insuffisance rénale ne peuvent plus correctement éliminer », argumente le Pr Fouque. Ainsi le seuil maximal de consommation est de 6 voire 4 grammes par jour, le but étant de soulager le cœur et de réduire les œdèmes.

Il est à rappeler que les reins jouent une fonction très importante dans l’équilibre de l’organisme. C’est-à-dire l’élimination des déchets produits par les protéines alimentaires et la régulation de l’eau et du sel que renferme l’organisme. L’insuffisance rénale se caractérise par un dysfonctionnement des reins dans l’élimination de l’urée qui s’accumule dans le sang, ainsi que d’autres toxines. Cet empoisonnement progressif de l’organisme affaiblit le système rénal et le corps et s’associe à plusieurs symptômes comme l’hypertension artérielle, une anémie et voire des vomissements et des nausées.