Le 21 juin 2017, la Cour de Justice de l’Union Européenne a déclaré qu’il y’a un lien de cause à effet entre la vaccination contre l’hépatite B et la survenue de la sclérose en plaques (SEP).
Maladie inflammatoire qui touche le système nerveux central, en particulier le cerveau, les nerfs optiques et la moelle épinière.

Science et justice ne font pas toujours bon ménage.

En témoigne cet arrêt de la Cour de justice de l’Union européenne rend le laboratoire Sanofi-Pasteur responsable de la sclérose en plaques. L’affaire visait un cas français. Un homme en parfaite santé avait déclaré une sclérose après une série de vaccination contre l’hépatite B en 1998 et 1999. Il est décédé en 2011. Il aura fallu en passer par onze ans de combats juridiques pour que la famille de la victime obtienne enfin une forme de reconnaissance.
En prenant cette décision historique, la Cour de Justice de l’Union Européenne donne un nouvel espoir aux victimes.
Désormais, pour qu’une indemnisation soit possible, les victimes ou leur famille n’auront plus à prouver qu’un vaccin est défectueux ; elles pourront s’appuyer sur des « indices graves, précis et concordants » pour affirmer la responsabilité du vaccin dans la détérioration de leur état de santé. Point central : cette décision entérine que l’absence de « consensus scientifique » sur l’effet délétère de tel ou tel vaccin ne signifie pas, pour autant, qu’il n’est pas dangereux. Aucune étude n’a pu établir un quelconque lien entre vaccination et survenue ou aggravation de cette maladie neurodégénérative. Jusqu’à présent donc, ce n’est pas la preuve du lien qui fait défaut, mais la possibilité même qu’un tel lien existe.