Déclin cognitif des personnes âgées lié au déficit en vitamine D

Un déficit en vitamine D chez les sujets âgés induit une diminution des capacités cognitives, selon une étude menée par des chercheurs de l’Université Rutgers à New Jersey et publiée le 8 septembre 2015 dans le JAMA Neurolgy. La vitamine D joue un rôle important dans la consolidation du tissu osseux et la synthèse du cholestérol et d’hormones stéroïdiens. Les chercheurs ont établi des échelles d’évaluation à des sujets âgés en moyenne de 75 ans dont plus des deux tiers sont des femmes pendant une durée de huit ans. 382 individus ont participé à cette étude. Selon les normes de taux sériques de vitamines D, lorsque le taux est inférieur à 12 mg par ml, il y a une carence en vitamine D, lorsque ce taux est compris entre 20 mg et 50 mg par ml, il s’agit d’un taux normal, lorsque la concentration sérique de vitamine D est supérieure à 50 mg, il s’agit d’un taux élevé de vitamine D. Les chercheurs ont analysé les données de ces sujets et ont montré que 26,2% des sujets avaient un déficit de vitamine D et que 35,1% montraient des nouveaux insuffisants de la vitamine D. Après une durée de cinq années de suivi, les chercheurs ont observé que les personnes âgées ayant un manque de vitamine D présentaient un déclin de la capacité cognitive. Selon le Pr Joshua Miller, professeur de sciences de la nutrition : « En moyenne, les personnes avec de fortes déficiences en vitamine D subissent un déclin cognitif trois fois plus accru que celles qui présentent un niveau normal de vitamine D ». Les chercheurs ont relevé que cette étude devrait être approfondie pour évaluer si pour les sujets ayant un manque de vitamine D la prescription d’une supplémentation permettrait d’inhiber la survenue d’une diminution des capacités mentales et prévenir la démence neurologique chez eux.

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