Contrôle de la dyslipidémie par le blocage d’un gène

Des scientifiques de  l’Université de Montréal ont révélé que le blocage d’un gène permet de réduire l’excès de lipides dans le sang et de contrôler cette dyslipidémie.

Les résultats de cette étude scientifique ont été édités,  dans la revue de « New England Journal of Medicine »,  le 30 juillet 2015.
Dans ce cadre, les chercheurs canadiens ont prouvé que l’inhibition de l’expression du gène qui code pour l’entité protéique « apolipoprotéine  CIII » ou APOC3 qui régule le taux des triglycérides et de graisses  dans le sang. Les graisses proviennent des aliments consommés ou générés par l’organisme.
Les chercheurs ont réalisé cette étude sur 61 patients  atteints d’une hyperlipidémie qui ont subi une inhibition du gène codant pour l’apolipoprotéine CIII et ont pu comparer leur  taux de triglycérides avec celui de  24 sujets ayant une hyperlipidémie et traités avec un placebo.
Les résultats ont révélé qu’il y a eu une diminution significative de la concentration de triglycérides pour les patients présentant une hyperlipidémie et qui ont eu un blocage du gène.

La compréhension de ce mécanisme génétique permet d’ouvrir une voie pour des traitements de dysfonctionnement du métabolisme lipidique, du diabète et des anomalies cholestérolémiques. Le Dr Daniel Gudet, co-auteur de cette étude a souligné : « Le décodage de ces mécanismes permet une ouverture  à des interventions précises, ciblées et personnalisées pour la prévention des risques sévères liées à une hyperlipidémie et des différentes causes d’hypertriglycéridémie ». Ainsi, l’inhibition de ce gène pourrait être un meilleur contrôle pour traiter l’élévation de dérivées lipidiques (triglycérides, cholestérol)  dans le sang et prévenir le développement de maladies cardiovasculaires comme l’athérosclérose et de maladies inflammatoires comme la péritonite,  la pancréatite et d’autres pathologies sévères.

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