Tunisie : traitement de l’hépatite C

L’hépatite C est une pathologie virale infectieuse qui constitue un véritable problème de santé publique aussi bien dans le monde ainsi qu’en Tunisie.
Dans le monde, la prévalence de cette pathologie virale est de 3% de la population générale. Cette souche virale d’hépatite a été isolée vers les années 80.  Dans la plupart des cas, l’hépatite C est asymptomatique.  En revanche, lors de la manifestation des signes, le patient présente une jaunisse, une asthénie et des douleurs abdominales au niveau du flanc droit.  Les voies de transmission de l’infection virale par ce virus de type C se fait soit par une contamination par une injection, par une voie de toxicomanie, par  une transfusion sanguine contaminée,  ou encore lors d’une greffe d’un organe.
Deux séquelles majeures peuvent survenir chez les patients atteins d’une hépatite C qui sont la cirrhose dans un cinquième des cas et dans un délai d’une quinzaine d’années et le risque de la génération d’un carcinome hépatique qui présente une incidence annuelle de 3% à 5% chez les patients atteints d’une cirrhose.
Le traitement qui permet la rémission complète des patients est actuellement inaccessible pour le patient tunisien, c’est un traitement très cher qui coûte des milliers de dinars.  
En revanche, le ministre de la santé publique, M. Said Aidi a indiqué que les efforts sont concertés pour éliminer cette maladie infectieuse du foie d’ici 5 ou 10 ans. Il a annoncé qu’une bonne nouvelle sera annoncée aux malades atteints par l’hépatite C, puisque les patients doivent avoir une accessibilité aux soins. Le ministère de la santé publique a pris les dispositions nécessaires pour que ce médicament soit mis sur le marché. Une estimation d’une dizaine de milliers de personnes malades, soit 107.000 cas atteints par l’hépatite C. Le traitement miracle, « Le sofosbuvir » qui a la capacité de guérir  de l’hépatite C présente un coût de près 150.000 dinars et est préconisé pendant une cure de trois mois.

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