L’aspirine pourrait aider dans une immunothérapie contre le cancer

L’immunothérapie,  une stratégie thérapeutique prometteuse contre le cancer qui consiste à renforcer l’action de la défense  immunitaire d’un malade  contre des cellules cancéreuses – pourrait trouver un associé exceptionnel dans l’aspirine ou l’acide acétylsalicilique.
Les cellules cancéreuses sont des cellules propres au corps, le système immunitaire décéle un comportement de prolifération anarchique de cellules et de forts signaux  qui empêchent les cellules de l’immunité d’effectuer leur rôle. Dans certaines cellules cancéreuses, il existe des structures cellulaires COX 1 et COX2 présentes en quantités anormales. Ces structures synthétisent une molécule qui est la prostaglandine E2 ou PGE2.
Au cours de travaux in vitro sur des cancers de la peau de souris, l’équipe des chercheurs britanniques a utilisé une technologie récente de copies des gènes (méthode CRISPR) pour éliminer les gènes codant pour COX 1 et COX 2. Comme ils l’espéraient, incapables de produire PGE2, les cellules modifiées ne parvenaient plus à freiner l’attaque des lymphocytes destructifs de cellules.

Les  données de cette étude ont été  éditées le  3 septembre 2015 dans la revue « Cell ».

Les constatations  auraient été approuvées  à la suite de la greffe des cellules tumorales modifiées chez des souris. Des résultats analogues auraient également été relevés  avec des souches cancéreuses issues de cancers du sein et de l’intestin. Un  des inhibiteurs des COX est l’aspirine en diminuant la production de PGE2dans l’hypothalamus.  L’aspirine a un effet antipyrétique. Dans une série d’expérimentations, l’équipe de scientifiques a déployé des traitements d’immunothérapie en conjugaison d’une légère jonction d’aspirine. Les premiers résultats obtenus ont montré  que cet allié a renforcé l’action du traitement.

Les scientifiques britanniques se veulent vigilants  et ignorent si ces résultats peuvent être étendus à l’homme.
Par ailleurs,  l’aspirine a beaucoup d’effets indésirables chez les souris comme les malformations et la toxicité qui ne sont pas observés chez l’homme.
Par ailleurs, l’impact de  la prise régulière de l’aspirine en complément d’un traitement anticancéreux pour notre espèce n’est pas prouvé. L’aspirine  peut induire  des effets secondaires chez certains patients comme des hémorragies, des complications de coagulation  et des troubles cardiovasculaires.