Les perturbateurs endocriniens (PE) sont un sujet à controverses.

En France, ils ont même pris une place primordiale lors de la dernière élection présidentielle. Le 4 juillet, un texte soumis au vote du parlement européen a fini par obtenir le vote favorable des Etats membres en comité permanent de la chaîne alimentaire et de la santé animale. Ce projet a pour but de définir et de réglementer la question des PE. Un PE est une substance ou un mélange exogène (extérieur à l’organisme) qui altère les fonctions du système endocrinien (dépendant des hormones) et entraîne par la suite des effets néfastes pour la santé chez l’organisme intact et sa descendance. Les études, ont permis d’identifier plus de 800 PE. Certains sont naturellement présents dans l’environnement et l’alimentation (phytoestrogènes, mycotoxines), mais la majorité sont des produits utilisés dans l’agriculture (pesticides), les plastiques (bisphénol A), les textiles (retardateurs de flamme), les cosmétiques (conservateurs types – trichlosan et parabène – ou plastifiants – phtalates), les produits d’hygiène (conservateurs), les parfums ou comme additifs alimentaires. A cela, il faut ajouter les métaux lourds (plomb, méthylmercure) et les polluants organiques persistants (dioxines, PCBs, DDT, etc.). Ils agissent en mimant l’action de l’hormone. Les études épidémiologiques associent les PE à des troubles ou maladies impliquant un dysfonctionnement du système endocrinien tels que l’obésité, le diabète de type 2, l’infertilité, les désordres de la thyroïde, les cancers hormono-dépendants (cancer du sein et de la prostate) ainsi que les troubles cognitifs ou neurocomportementaux (hyperactivité, autisme) chez l’enfant.

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