Lien entre la CD44 et atteinte hépatique par une stéatohépatite non alcoolique

La protéine CD44 est impliquée dans l’apparition de la maladie de la stéatohépatite non alcoolique qui est une pathologie de l’organe hépatique évolutive, contre laquelle aujourd’hui, aucune molécule active n’est disponible sur le marché pharmaceutique.
Une étude a été menée sous la direction de Philippe Gual et Albert Tran avec l’équipe de chercheurs du 1065 de l’Inserm et des scientifiques de l’Université de Nice–Sophia–Antipolis de Nice.
La stéatose hépatique survient généralement chez les sujets qui présentent un excès de poids, les scientifiques ont donc étudié des échantillons de prélèvements biologiques de foie de patients obèses, prélevés au cours d’une chirurgie bariatrique.
Les scientifiques ont comparé ces échantillons à des biopsies appartenant à des patients minces qui avait subi une intervention autre. Les scientifiques ont découvert que les patients ayant une pathologie hépatique sont sujets d’une expression de l’entité protéique CD44 qui est augmentée dans le cas d’une stéatohépatite non alcoolique par rapport à des individus ayant un foie sain.
Une autre constatation a été possible grâce à de nouvelles biopsies réalisées chez les malades 30 mois après l’intervention bariatrique et la perte d’une dizaine de kilos. L’atteinte par la stéoatohépatite avait diminué et par conséquent le taux de CD44 dans les cellules des patients.
Les essais cliniques réalisés ont montré la corrélation significative entre la concentration de CD44 et la progression de la pathologie hépatique.
« L’idée est maintenant d’identifier les molécules impliquées dans la voie de signalisation de CD44 pour découvrir une bonne cible thérapeutique : CD44 est présente dans trop d’autres cellules pour qu’on puisse envisager de la cibler directement. En outre, si le taux de CD44 soluble ne peut permettre de dépister une stéatohépatite à lui tout seul, il pourrait entrer dans le calcul d’un score composite utile au diagnostic, avec d’autres marqueurs comme la résistance à l’insuline par exemple. Cela reste également à confirmer », conclut Philippe Gual.

Source Inserm : Stéatohépatite non alcoolique : la piste du CD44

Crédit Inserm/Hadchouel, Michelle