Le risque d’un AVC ischémique ou hémorragique est plus élevé chez les patients souffrant de lupus érythémateux systémique.

Dans le cadre de cette affection érythémateuse, un suivi médical régulier du patient est indispensable pour éviter des séquelles indésirables.

Les données analysées reposent sur une période de suivi de très longue durée, près de 50 ans et elles concernent environ 4000 patients, comparés à quelque 17.000 personnes ne présentant pas la maladie lupique. Les résultats observés par une équipe de scientifiques suédois de l’Institut Karolinska sous la direction du Dr Juliette Lasoudris Laloux ont été publiés dans le « Journal international de médecine », notant au passage que peu de travaux ont évalué le risque relatif d’AVC chez les patients souffrant de lupus érythémateux systémique tout en considérant des paramètres comme l’âge, le sexe et la durée de la maladie.

– Le risque d’AVC ischémique, soit la présence d’un caillot dans une artère, ce qui entrave la circulation du sang cerveau, est deux fois plus élevé chez les patients avec lupus par rapport à la population générale.
– Le risque d’un AVC hémorragique, soit la rupture d’un vaisseau sanguin cérébral augmente de 40%.

– D’autre part, le risque maximal, dans les deux cas, concerne les femmes et les patients de moins de 50 ans, avec un summum pendant la première année de suivi après le diagnostic de la maladie.

Les scientifiques ont conclu à la nécessité de renforcer la surveillance médical de ces malades, et en particulier des femmes qui sont plus vulnérables à cette maladie auto-immune et éruptive, tout en traitant et en corrigeant les facteurs de risque cardiovasculaire au moment du diagnostic et ensuite par des consultations régulières.

Crédit photo : Doktorinternet — Schmetterlingserythem bei systemischem Lupus – Licence CC BY-SA 4.0