Les avancées majeures dans la lutte anti-cancer

L’un des congrès des plus importants est le congrès de carcinologie qui s’est tenu à Chicago (USA). Le congrès de l’American Society of Clinical Oncologie ASCO est l’occasion annuelle de réunir tous les praticiens et les chercheurs en oncologie clinique et en carcinologie.
L’édition 2017 particulièrement riche en publications et avancées vient de s’achever et des innovations thérapeutiques : notamment pour le cancer du sein et le cancer de le cancer des poumons.

Une nouvelle molécule efficace contre le cancer du sein avancé

Utilisée dans le cancer de l’ovaire, une molécule démontre aussi son intérêt dans certains cancers avancés du sein, et permet de diviser presque par deux le taux de mortalité des femmes. Annoncée en séance plénière du congrès 2017 de l’American Society of Clinical Oncology ASCO, la nouvelle est reçue comme une avancée majeure dans la lutte contre les cancers avancés du sein .En effet elle vient confirmer l’hypothèse que ce qui importe dans le traitement d’un cancer ce n’est pas sa localisation, mais le profil génomique de la tumeur. La molécule, l’olaparib (Lynparza,) est un inhibiteur de PARP, dont le mécanisme d’action est complexe.
Les PARP (Poly Adp Ribose Polymérase) sont des enzymes qui réparent les erreurs de l’ADN lors des multiplications cellulaires (tumorales). En inhibant le PARP, les erreurs de l’Adn ne sont pas corrigées et la cellule tumorale meurt. Ces molécules n’avaient été jusqu’à présent employées que dans le cancer de l’ovaire (chez des femmes présentant la mutation BRCA21/2). Cet essai international de phase 3 dit a étudié ont l’impacte du traitement chez des femmes porteuses de cette mutation et atteintes d’un cancer du sein. La molécule a donc été administrée à 300 patientes, toutes porteuses de l’anomalie génétique et présentant un certain type de tumeur, dit HER2 négatif, au stade métastatique.
Les résultats communiqués ont dépassé les attentes : ils montrent une réduction importante de mortalité, soit une baisse de 42 %. “Ces résultats sont majeurs et marquent une étape dans la prise en charge du cancer du sein”, a commenté solennellement le Pr Daniel Hayes, président de L’ASCO 2017. En effet c’est la première étude à démontrer l’intérêt d’un inhibiteur des PARP dans une maladie autre que le cancer de l’ovaire.

Une Molécule qui stoppe l’avancé du cancer du poumon

Une Deuxième très bonne nouvelle annoncée au cours du Congrès de L’ASCO 2017. Une étude qui a démontré l’intérêt des thérapies ciblées dans certaines formes du cancer du poumon, mené auprès de 300 patients, portant des formes rares de cancer du poumon, « non à petites cellules ».
Ces tumeurs pulmonaires particulièrement redoutables ont souvent la capacité de devenir résistantes après quelques mois de traitement classique (le crizotinib). L’essai a testé une autre molécule, l’alectinib. Les résultats sont impressionnants car la nouvelle molécule freine plus longtemps l’évolution de la maladie, avec 15 mois de rémission supplémentaires. “Personne n’aurait pensé qu’il était possible de retarder autant la progression d’un cancer du poumon avancé », s’est étonnée Alice Shaw, principal auteur des recherches. L’étude a également révélé un très net ralentissement de formation des métastases cérébrales. Les chercheurs espèrent le démontrer une augmentation significative de l’espérance de vie avec cette molécule.